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Rapport d'activité de la section française de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie
(1er janvier 2003 – 31 décembre 2003)

présenté par M. Bruno Bourg-Broc,
député, président-délégué de la section française

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   S O M M A I R E

Avant-propos de M. Bruno Bourg-Broc
 

Bureau de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie
Strasbourg (France), 14 et 15 janvier 2003


Commission politique
Luxembourg (Luxembourg), 4 – 6 mars 2003


Assemblée générale de la section française
Paris, 5 mars 2003


Séminaire parlementaire
Ouagadougou (Burkina Faso), 5 – 7 mars  2003


Commission de la coopération et du développement
Ottawa (Canada), 26 – 28 mars 2003


Commission de l’éducation, de la communication et des affaires culturelles
Châlons-en-Champagne (France), 16 – 18 avril 2003

 

Assemblée générale de la section française
Paris, 14 mai 2003


Commission des affaires parlementaires
Sofia (Bulgarie), 18 et 19 mai 2003


Bureau de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie
Niamey (Niger), 5 et  9 juillet 2003


XXIXème session annuelle de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie
Conférence ministérielle de la Francophonie
Rabat (Maroc), 3 – 5 septembre 2003


Réunion du réseau parlementaire de lutte contre le VIH/SIDA1
Yaoundé (Cameroun), 1er et 2 octobre 2003


XVIème Assemblée régionale Europe
Delémont (Jura), 6 et 7 novembre 2003


Bureau de la commission de l’éducation, de la communication et des affaires culturelles
Paris, 14 et 15 novembre 2003


Séminaire parlementaire
Libreville (Gabon), 26 – 28 novembre 2003


Vidéo-conférence avec la Banque mondiale
10 décembre 2003

ANNEXES :

 Bureau de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (Strasbourg, 14 et 15 janvier 2003)
8« Déclaration » de Strasbourg en faveur d’une Europe plurilingue

 Audition de M. Bernard Cerquiglini, délégué général à la langue française et aux langues de France, et de M. Claude Jean, délégué général adjoint à la langue française et aux langues de France, lors de la réunion de l’assemblée générale de la section française de l’APF (Paris, 5 mars 2003)

 Réunion de la commission de l’éducation, de la communication et des affaires culturelles (Châlons-en-Champagne, 16 – 18 avril 2003)
8Rapport préliminaire, présenté par M. Bruno Bourg-Broc, relatif au français dans les institutions européennes
8Communication de M. Joël Bourdin, rapporteur, relative à la situation de TV5 Afrique
8Rapport de M. Joël Bourdin, sénateur, relatif aux sites Internet des assemblées parlementaires de la francophonie et à l’usage des nouvelles technologies de l’information et de la communication

 Commission des affaires parlementaires (Sofia, 18 et 19 mai 2003)
8Projet de contribution à l’Avis de l’APF présenté par M. Yves Dauge, au nom de M. Guy Penne, vice-président de la commission : « Développement durable et approfondissement de la démocratie »

 XXIXème session annuelle de l’Assemblée parlementaire de la francophonie (Niamey, 7 – 9 juillet 2003)
8Intervention de M. Jacques Legendre, Secrétaire général parlementaire
8Intervention de M. Bruno Bourg-Broc devant l’assemblée plénière
8Deuxième volet du rapport d’étape présenté par M. Bruno Bourg-Broc, à Châlons en Champagne, lors de la réunion de la commission de l’éducation, de la communication et des affaires culturelles, relatif au français dans les institutions internationales : le cas de Genève

 Conférence ministérielle de la francophonie (Rabat, 3 – 5 septembre 2003)
8Intervention de M. Joël Bourdin, sénateur, rapporteur sur la contribution francophone, au Sommet mondial sur la société de l’information

 XVIème Assemblée régionale Europe (Delémont, 6 et 7 nov. 2003)
8Rapport présenté par M. Georges Fenech au nom de la section française de l’APF : « la coopération entre l’Union européenne et les pays ACP »

 Bureau de la commission de l’éducation, de la communication et des affaires culturelles (Paris, 14 et 15 novembre 2003)
8Contribution de la commission à l’avis de l’APF

 Séminaire parlementaire (Libreville, 26 – 28 novembre 2003)
8Communication de M. Pierre Lasbordes relative au « contrôle parlementaire de l’application des lois »
8Communication de M. René Dosière relative au « contrôle budgétaire, avenir du Parlement »

 Informations relatives à la section française de l’APF
8Fonctions exercées par les membres de la section française
8Composition du Bureau de la section française
8Composition actuelle de la section française


 

AVANT-PROPOS

de M. Bruno Bourg-Broc

 

 

Le rapport sur les activités de la section française de l’APF en 2003 reflète bien l’implication des parlementaires de la section dans les travaux de cette assemblée internationale ou de ses organes, mais aussi la diversité sans cesse plus large de ses préoccupations, qui recouvrent maintenant l’ensemble des domaines politique, économique, social et culturel.

 Les rapports, communications, contributions et interventions des parlementaires français sont reproduits en annexe de ce rapport. Ils portent aussi bien sur la situation de TV5 Afrique, sur les sites internet des assemblées parlementaires, que sur le développement durable ; sur la société de l’information, comme sur la coopération entre l’Union européenne et les pays ACP, ou sur le contrôle budgétaire.

 Mais l’année 2003, veille de l’élargissement de l’Union européenne à de nouveaux Etats membres, a été l’occasion pour l’Assemblée parlementaire de la Francophonie d’un retour aux sources, d’un retour à sa raison d’être initiale : la défense de l’usage de la langue française, en particulier dans les institutions internationales. 

Il est vrai que les motifs d’inquiétude étaient et demeurent grands. Ils se sont exprimés dès la première réunion de l’année 2003, celle du Bureau de l’APF à Strasbourg, en janvier.

Chacun en avait bien conscience : l’élargissement allait renforcer la domination de l’anglais au sein de l’Union, face à une langue française déjà en perte de vitesse depuis l’adhésion, en 1995, de la Suède, de l’Autriche et de la Finlande.

 Par sa « Déclaration » de Strasbourg (p. 57), le Bureau de l’APF s’inquiète de la disparition annoncée de nombreuses langues, et déplore que l’utilisation du Français soit remise en cause par ceux qui considèrent que, dans un monde globalisé, le recours à une langue unique est gage d’efficacité et d’économie.  

Parler sa langue, être informé dans sa langue, est un droit qui ne doit être contesté par personne, sans aucun prétexte, même au nom de la libre circulation des biens.  

L’Union européenne en construction doit inscrire parmi ses valeurs fondamentales la diversité linguistique et culturelle. Et c’est pourquoi les pays membres doivent s’engager à promouvoir à l’UNESCO la signature d’un traité garantissant le droit inaliénable à la préservation de la diversité culturelle, et les Européens doivent résister à toute entreprise qui tendrait à les priver du droit inaliénable d’exprimer leur personnalité dans la langue de leur choix. 

La déclaration de Strasbourg, adoptée par un Bureau où les représentants des pays en développement sont majoritaires, s’impose à nous : ce n’est, en effet, pas un paradoxe que d’affirmer que la défense du Français en Afrique passe par Bruxelles. 

Pourquoi un écolier sénégalais dont la langue maternelle est le ouolof, pourquoi son camarade béninois qui parle le fon à la maison, continueraient-ils de faire l’effort d’apprendre notre langue si le Français n’est plus parlé dans les institutions européennes ?

 L’heure n’est pas à l’optimisme. Dans le cadre du rapport que je prépare dans le cadre de la commission de l’éducation, de la communication et des affaires culturelles de l’APF, relatif au français dans les institutions internationales, je me suis rendu à Bruxelles en mars, puis à Genève en juin 2003, et j’ai pu me rendre compte de la dégradation de la situation. 

Il nous appartient, à nous parlementaires français, et pas seulement aux membres de la section française de l’APF, mais aussi à ceux qui sont membres d’autres instances internationales, de défendre le multilinguisme.

 C’est d’ailleurs le sens de l’initiative prise par les Présidents du Bundestag et de l’Assemblée nationale française lors de leur dernière rencontre annuelle, le 10 novembre 2003, qui ont décidé de saisir les députés des deux pays pour leur demander de défendre leur langue maternelle dans les instances internationales dont ils font partie. 

On ne peut que reprendre à son compte les conseils et instructions donnés par M. Jean-Louis Debré, président de droit de la section française de l’APF, et par M. Wolfgang Thierse, Président du Bundestag, et adjurer tous les parlementaires français, députés comme sénateurs, membres ou non d’assemblées parlementaires internationales, de ne pas contribuer à réduire l’usage de notre langue, et de s’exprimer en français chaque fois qu’ils interviennent en public à titre officiel. 

La Francophonie est un combat de tous les instants. Contribuer à la défense et au développement de l’usage du français, de la diffusion de la culture francophone et des devoirs qu’elle véhicule est la mission de l’APF et donc des parlementaires (90 députés et 60 sénateurs) qui composent la section française. Mais c’est aussi le devoir de tous nos autres collègues. Je le pense profondément. Ce rapport d’activité montre que nous sommes observés et qu’on attend beaucoup de nous. Ne décevons pas les Francophones du monde entier. La France et ses parlementaires doivent montrer la voie.

 

 

BUREAU DE L’APF
Strasbourg, 14 – 15 janvier 2003

 

  A l’invitation de la section française, le Bureau de l’APF s’est réuni à Strasbourg, les 14 et 15 janvier 2003, sous la présidence de Mme Louise Harel, Présidente de l’Assemblée nationale du Québec, présidente de l’APF.

 Vingt-huit parlementaires représentant dix-neuf assemblées, ont participé à cette réunion. Cinq présidents d’Assemblée nationale (Burkina Faso, Gabon, Niger, Québec et Val d’Aoste) et un président de Sénat (Mauritanie) conduisaient leur délégation. Outre M. Jacques Legendre, sénateur (UMP) du Nord, secrétaire général parlementaire de l’APF, la section française était représentée par son président délégué, M. Bruno Bourg-Broc, député (UMP) de la Marne, par son vice-président délégué, M. Guy Penne, sénateur (S) représentant les Français établis hors de France, vice-président de la commission des affaires parlementaires de l’APF, et par M. Richard Cazenave, député (UMP) de l’Isère.

 

Le Bureau a commencé ses travaux en prenant connaissance d’un message, lu par M. Bruno Bourg-Broc, adressé par le Président de la République française, M. Jacques Chirac, dans lequel il soulignait le rôle fondamental du monde parlementaire francophone dans la défense de la démocratie et des droits de l’homme, ainsi que de la diversité culturelle.

 Les rapports d’activité des chargés de missions régionaux, celui du suivi des travaux du réseau des femmes parlementaires de l’APF ont été examinés et adoptés.

 Puis le Bureau a entendu le rapport d’activité du secrétaire général parlementaire. Celui-ci a dressé le bilan de la XXVIIIème session ordinaire de Berne et a retracé le suivi de ses résolutions portant sur le Burundi, le renforcement de la lutte contre le VIH/Sida et la protection du patrimoine culturel menacé. M. Jacques  Legendre a également commenté le déroulement du sommet de Beyrouth, où la « reconnaissance de l’APF en tant qu’organe politique fut obtenu » et fait le point sur les soubresauts de la démocratie dans cetains pays francophones, les missions d’observation électorale et les programmes de coopération interparlementaire. A l’issue d’un large débat, le rapport a été adopté.

 Sur rapport de M. Jos Scheuer, député (Luxembourg), trésorier, le projet du budget 2003 a été adopté.

 Le Bureau a adopté plusieurs résolutions portant sur le Burundi, la Centrafrique, Haïti et la Côte d’Ivoire, a proposé de lever la mesure de suspension de la section du Congo Brazzaville de l’APF, d’attribuer le statut d’observateur à l’Assemblée nationale de la République d’Arménie et a validé le tableau de nomination dans l’ordre de la Pléiade, ordre de la Francophonie et du dialogue des cultures.

 La séance du 15 janvier a été marquée par des événements ou des décisions à forte valeur politique et symbolique. 

M. Pat Cox, Président du Parlement européen, a été entendu par le Bureau qui l’a interrogé sur la place du français et sur la question du multilinguisme dans l’Union européenne à l’heure de l’élargissement.

 Il a également entendu une communication de M. Bruno Haller, secrétaire général de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe.

 Le Bureau a adopté la « Déclaration de Strasbourg » défendant vivement la diversité linguistique, exigeant que le français garde toute sa place dans l’Union européenne et invitant les pays membres de l’Union à promouvoir à l’Unesco la signature d’un traité garantissant dans le monde le droit inaliénable à la préservation de la diversité culturelle, tel que souhaité lors du sommet de la Francophonie à Beyrouth.  

Il a voté une résolution vigoureuse sur le Brevet européen demandant à la France de ne pas ratifier l’accord de Londres instituant un monolinguisme de fait, et de rejoindre ainsi la sage position de refus des pays latins : Espagne, Italie, Portugal.


A l’invitation de la section nigérienne, la prochaine réunion du Bureau et la XXIXème session ordinaire de l’APF, ainsi que la 2ème session du parlement francophone des jeunes, se tiendront à Niamey, du 5 au 9 juillet prochain.

 

COMMISSION POLITIQUE
Luxembourg, 4 – 6 mars 2003

 La commission politique de l'APF s'est réunie du 4 au 6 mars. Vingt-trois sections avaient fait le déplacement. La section française était représentée par M. Richard Cazenave, député (UMP) de l’Isère et M. André Vallet, sénateur (RDSE) des Bouches-du-Rhône.

 M. Richard Cazenave a été nommé président de la commission. Il succède à M. Pierre-André Wiltzer, nommé ministre délégué à la coopération et à la Francophonie. Dans son intervention, il a souhaité que la commission soit plus réactive aux événements internationaux par le biais notamment de questions écrites posées au Secrétaire général de la Francophonie, de contacts avec les commissions politiques des organisations interparlementaires et de mise en place de missions de bons offices. Il a estimé que le rapport de M. Bongnessan Arsène Yé, député du Burkina Faso, devait être un élément de veille démocratique aidant l'Organisation internationale de la Francophonie à appliquer la déclaration de Bamako.

 Les rapports de Mme Christine Desouches, déléguée aux droits de l'homme et à la démocratie à l'OIF/AIF, et de M. Arsène Yé sur les situations de crise politique dans l'espace francophone, ont donné lieu à un large débat. M. Yves Fofana, député de la Côte d'Ivoire, a fait le point sur la situation dans son pays suite aux accords de Marcoussis. Après l'exposé de M. Arsène Yé sur les crises politiques existant au Burundi, en Centrafrique, en Côte d'Ivoire, en Guinée, à Haïti, à Madagascar et au Togo, et dans les sections suspendues (Comores, Congo, Congo-RDC et Rwanda), des discussions se sont engagées auxquelles ont participé le Togo, la Côte d'Ivoire, le Sénégal, la Centrafrique, le Liban, l'Égypte, la Tunisie, le Canada, le Québec, la Pologne et la France. La commission a par ailleurs adopté à l'unanimité une déclaration sur la crise irakienne considérant que le recours à la force ne devrait intervenir qu'après constat par le Conseil de sécurité de l'ONU de la non application de la résolution 1441 et l'échec de toutes les tentatives de règlement pacifique du conflit. 

Des rapports ont été présentés et discutés sur le suivi de l'application de la déclaration de Bamako (rapport de la Communauté française de Belgique), sur le suivi du sommet de Beyrouth (rapport du Québec) et sur le développement durable, la paix, la sécurité, la démocratie et la bonne gouvernance, le rapporteur canadien ayant axé sa présentation sur la démocratie internationale et la place de la Francophonie. Le représentant de Côte d'Ivoire a insisté sur la culture démocratique nécessaire en Afrique. 

Un point a été fait sur l'état des ratifications de la Convention de Rome créant la Cour pénale internationale par les pays membres de l'Organisation internationale de la Francophonie – une résolution a été adoptée – et de la Convention d'Ottawa sur l'interdiction des mines antipersonnel.

 

La prochaine réunion de la Commission politique se déroulera à Niamey (Niger) le 7 juillet 2003.

 
 

ASSEMBLÉE GÉNERALE DE LA SECTION FRANCAISE
Paris, 5 mars 2003

 

 La section française de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) s’est réunie le mercredi 5 mars 2003, au Palais Bourbon, pour entendre M. Bernard Cerquiglini, Délégué général à la langue française et aux langues de France, qui était accompagné de M.  Claude Jean, Délégué général adjoint.

 Dans la première partie de son exposé, M. Cerquiglini a souligné, pour s’en féliciter, la vitalité dont fait preuve la langue française. Autrefois langue des élites sur le territoire national, elle est désormais la langue de la République dans les faits, atteignant ainsi son principal objectif. Par ailleurs son potentiel de créativité se traduit par la production constante de nouveaux termes, dans l’ensemble des pays qui composent la Francophonie. Enfin, l’émergence d’un français « des banlieues » ne doit pas être interprétée comme un affaiblissement qualitatif de la langue, mais plutôt comme une preuve supplémentaire de sa capacité d’adaptation, et donc de sa vitalité.

 En revanche, M. Cerquiglini a exprimé sa préoccupation quant à la baisse des apprenants de français, en tant que langue étrangère, dans de nombreux pays. Cette situation appelle à une réelle prise de conscience, notamment sur la nécessité de renforcer l’attrait du français, dans les domaines culturel, économique et scientifique. En Europe, la généralisation d’une deuxième langue étrangère obligatoire dans le système éducatif, activement soutenue par la France, a permis d’infléchir la tendance, voire de l’inverser, dans le cas de l’Espagne notamment.

 Enfin, le Délégué général a souligné la mobilisation des autorités compétentes pour maintenir au français sa place de langue internationale, qui paraît gravement menacée. Leur action a déjà porté ses fruits dans le domaine des Jeux olympiques. Les efforts portent désormais en priorité sur les institutions européennes, où la France tente de promouvoir l’utilisation de trois « langues-pivots » (allemand, anglais et français), notamment dans la perspective de l’élargissement de l’Union.


 

SÉMINAIRE PARLEMENTAIRE
Ouagadougou, 5 – 7 mars 2003

 

 Dans le cadre de ses actions de coopération interparlementaire, l’APF a organisé à Ouagadougou (Burkina Faso) du 5 au 7 mars 2003, un séminaire sur le thème «les femmes africaines, actrices majeures du développement ».

 Ce séminaire, qui répondait à une demande particulière du réseau des femmes parlementaires de l’APF, a réuni des élues des trois régions de la Francophonie ; ainsi, 19 sections de l’Afrique centrale et de l’Ouest, de l’Europe et de l’Amérique étaient représentées. 

Le thème traité, qui s’inscrivait dans le cadre du prochain sommet de la Francophonie à Ouagadougou «  Francophonie : espace solidaire pour un développement durable », a été présenté en séance plénière par deux invitées non-parlementaires intervenant à titre d’experts.

 Puis il a été développé en ateliers sous trois aspects :

 -       femmes, éducation et santé ;

-       femmes, développement économique et environnement ;

-       femmes, paix, démocratie et droits de l’Homme.

 Mme Hélène Mignon, députée (S) de Haute-Garonne, a assisté aux travaux comme représentante de la région Europe. 

 

Après avoir illustré par des exemples concrets le rôle central des femmes dans la quête d’équilibre et dans le processus de développement économique des sociétés africaines, les participantes ont insisté sur la persistance des comportements collectifs qui écartent les femmes des centres de décision. Cette marginalisation, qui prive les pays africains d’une grande part de leur capital humain, explique en grande partie l’échec des politiques de développement qui ont été menées jusqu’à présent.


 

COMMISSION DE LA COOPÉRATION ET DU DÉVELOPPEMENT
Ottawa, 26 – 28 mars 2003

 La commission de la coopération et du développement de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie s’est réunie à Ottawa (Canada) sous la présidence de M. Félix Onkeya, député à l’Assemblée nationale du Gabon.

Seize sections de l’APF ont participé à cette réunion, dont la section française, représentée par M. Jacques Brunhes, député (CR) des Hauts-de-Seine, vice-président de la section. 

La commission a étudié et adopté trois rapports, portant sur « L’agriculture », « L’approvisionnement en eau » et « Développement, alimentation et démographie », présentés respectivement par les sections du Mali, de la Communauté française de Belgique et de la Suisse.

 La section canadienne était, par ailleurs, chargée de proposer un document sur le développement durable, destiné à être intégré dans l’Avis que l’APF présentera au Sommet de la Francophonie de Ouagadougou à l’automne 2004.

 La commission a également entendu deux intervenants extérieurs. M. Jean-Louis Roy, président du Centre international des droits de la personne et du développement démocratique, ancien directeur de l’Agence de la Francophonie, a fait un exposé sur le thème : « Francophonie, espace solidaire pour un développement durable ». M. El Habib Benessahraoui, Directeur de l’Institut de l’énergie et de l’environnement de la Francophonie, est, quant à lui, intervenu sur la « mise en place d’un réseau de parlementaires francophones sur la gestion de l’environnement et des ressources naturelles ».

  

COMMISSION DE L’ÉDUCATION,

DE LA COMMUNICATION

ET DES AFFAIRES CULTURELLES
Châlons-en-Champagne (France), 16 – 18 avril 2003

 

La Commission de l'éducation, de la communication et des affaires culturelles, dont la réunion prévue à Hanoï avait été annulée en raison de l'épidémie de pneumopathie atypique, s'est réunie à Châlons-en-Champagne à l'invitation de M. Bruno Bourg-Broc, député (UMP) de la Marne, président délégué de la section française, du 16 au 18 avril 2003. Seize sections étaient représentées. La délégation française était composée de MM. Bruno Bourg-Broc, Joël Bourdin, sénateur (UMP) de l’Eure et René Dosière, député (S) de l’Aisne.

La commission a tout d'abord procédé à l'élection d'un nouveau président, M. Ego Perron, président du Conseil régional de la Vallée d'Aoste (Italie), en remplacement de M. Robert Louvin, appelé à présider le gouvernement de la Vallée. Elle a également élu M. René Dosière à la vice-présidence de la sous-commission de l'éducation, en remplacement de M. Bruno Bourg-Broc.

Elle a ensuite étudié les difficultés de fonctionnement du réseau parlementaire de lutte contre le sida et proposé plusieurs orientations pour y remédier.

Elle a entendu une communication de M. Joël Bourdin sur la situation de TV5 Afrique. La discussion a porté sur la diversification des sources d'information, la difficulté de recevoir les signaux de TV5 dans certains pays et l'absence des grandes radios francophones d'information autres que RFI.

M. Bruno Bourg Broc a ensuite présenté un compte-rendu des entretiens qu'il avait récemment eus à Bruxelles sur la situation du français dans les institutions européennes et a proposé plusieurs orientations pour tenter de remédier, sur le long terme, au recul de son usage. En conclusion, il a présenté un projet de résolution.

Cet exposé a été suivi d'un débat qui a notamment porté sur l'opportunité de s'en tenir à trois langues de travail au regard des objectifs de diversité culturelle de l'APF, et s'est élargi aux dérives constatées dans d'autres enceintes internationales ainsi qu'aux modalités d'octroi de l'aide française à l'éducation en Afrique.

La commission, sous réserve de quelques amendements, a adopté le projet de résolution du rapporteur, qui s'inscrit dans le fil de celle de l’Assemblée Régionale Europe et de la Déclaration de Strasbourg du bureau de l'APF.

La commission a entendu le rapport sur « le suivi du Sommet de Beyrouth et les négociations de l'OMC », lu par M. Michel Guilbert, sénateur belge, en l'absence de M. Jacques Chagnon, député québécois, rapporteur, retenu au Québec par les élections législatives.

La commission a ensuite abordé les conditions de la préparation d'un avis destiné au Sommet de Ouagadougou sur le thème de la «Francophonie, espace de développement durable».

Elle a tout d'abord entendu une communication de M. Georges Malamoud, directeur général de l’AUF, sur le programme de l'agence en matière d’éducation pour les quatre années qui suivront le Sommet de Ouagadougou et a mis en garde contre l'évolution vers une marchandisation de celle-ci.

Au cours du débat, MM. Babacar Gaye, député du Sénégal, rapporteur général de la commission sur le thème, Rémy Scheurer, conseiller national suisse, président de la sous-commission de l'Education, et d'autres intervenants se sont attachés à définir l'organisation du travail et à déterminer le périmètre de la contribution de la commission par rapport aux sujets traités par les autres commissions. Les objectifs et la méthode devraient être fixés à la session de Niamey, et le projet d’avis adopté à celle de 2004.

M. Joël Bourdin a présenté son rapport sur « les sites Internet des assemblées parlementaires francophones et les nouvelles technologies de l'information et de la communication » ainsi qu'une communication sur «les technologies de l'information et de la communication au service du développement durable», qui constitue le deuxième volet de la contribution de la commission à l’avis de l’APF.

La commission a également confié à M. Joël Bourdin le soin d’examiner l’éventualité d’une contribution de l’APF destinée à l'OIF en préparation du sommet mondial sur la société de l'information.

Elle a ensuite entendu une communication de M. Michel Guilbert sur le suivi des résolutions adoptées par la commission au cours des cinq dernières années. En conclusion du débat, la commission a décidé d'élaborer une grille permettant de connaître les suites données à ces résolutions dans les parlements nationaux ou les instances de la francophonie.

La commission a ensuite entendu une déclaration de Mme Mitzura Arghezi, députée de Roumanie, sur la promotion de la langue française, puis a adopté une motion de remerciements et de solidarité, dans le contexte de l'épidémie de SRAS, à l'intention de la section vietnamienne.

La commission a par ailleurs été reçue par le conseil général de la Marne et le conseil régional Champagne-Ardenne. Elle a aussi visité rapidement les villes de Reims et de Châlons-en-Champagne, ainsi que l'aéroport de fret de Vatry.

 
 

ASSEMBLÉE GÉNERALE DE LA SECTION FRANCAISE
Paris, 14 mai 2003

 

L’assemblée générale de la section française de l’Assemblée parlementaire de la francophonie (A.P.F.) s’est réunie le mercredi 14 mai 2003, sous la présidence de son président-délégué M. Bruno Bourg-Broc, député (UMP) de la Marne.

La section a tout d’abord procédé à la désignation des candidats aux huit postes internationaux qui seront renouvelés, comme tous les autres mandats internationaux, lors de la session plénière de juillet 2003.

Ont été reconduits dans leurs fonctions pour deux ans :

                    Secrétaire général parlementaire : M. Jacques Legendre, sénateur (UMP) du Nord

                    Vice-président : M. Bruno Bourg-Broc, député (UMP) de la Marne

                    Président de la commission politique : M. Richard Cazenave, député (UMP) de l’Isère

                    Vice-président de la commission des affaires parlementaires : M. Guy Penne, sénateur (Soc) représentant les Français établis hors de France

                    Rapporteur de la commission de l’éducation, de la communication et des affaires culturelles : M. Joël Bourdin, sénateur (UMP) de l’Eure

                    Vice-président de la sous-commission de l’éducation : M. René Dosière, député (Soc) de l’Aisne

                    Rapporteur de la commission de la coopération et du développement : M. Jacques Brunhes, député (CR) des Hauts-de-Seine

                    Rapporteure du comité directeur du réseau des femmes parlementaires : Mme Henriette Martinez, députée (UMP) des Hautes-Alpes

Puis la section a procédé à la désignation des membres de la délégation qui se rendra à la session ordinaire de l’APF à Niamey (Niger), du 6 au 10 juillet 2003.

Cette délégation comprendra, outre M. Jacques Legendre, sénateur (UMP), qui participera à la session en sa qualité de secrétaire général parlementaire de l’APF :

                    M. Bruno Bourg-Broc, député (UMP), Président-délégué de la section française

                    M. Richard Cazenave, député (UMP), président de la commission politique de l’APF

                    M. Guy Penne, sénateur (Soc), vice-président de la commission des affaires parlementaires de l’APF

                    M. Philippe Marini, sénateur (UMP), en remplacement de M. Joël Bourdin, sénateur (UMP), rapporteur de la commission de l’éducation, de la communication et des affaires culturelles de l’APF, empêché

                    M. René Dosière, député (Soc), vice-président de la sous-commission de l’éducation de l’APF

                    M. Jacques Brunhes, député (CR), rapporteur de la commission de la coopération et du développement de l’APF

                    Mme Henriette Martinez, députée (UMP), rapporteure du comité directeur du réseau des femmes parlementaires

                    M. Simon Loueckhote, sénateur (UMP)

                    Mme Hélène Mignon, députée (Soc)

                    M. Hervé Morin, député (UDF)

                    Mme Danièle Pourtaud, sénatrice (Soc)

Ont été désignés comme suppléants éventuels :

                    Mme Michèle André, sénatrice (Soc)

                    M. Gérard Bapt, député (Soc)

                    M. Michel Bécot, sénateur (UMP)

                    M. Michel Herbillon, député (UMP)

Puis la section a arrêté la composition de la délégation qui participera à l’Assemblée régionale Europe de Délémont (Jura) du 10 au 12 novembre 2003 :

                    M. Bruno Bourg-Broc, député (UMP), Président-délégué de la section française

                    M. Gérard Bapt, député (Soc), avec comme suppléant, M. Jacques Brunhes, député (CR)

                    M. Laurent Béteille, sénateur (UMP), avec comme suppléant, M. Michel Bécot, sénateur (UMP)

                    M. Jérôme Bignon, député (UMP), avec comme suppléant, M. Joël Beaugendre, député (UMP)

                    M. Louis Duvernois, sénateur (UMP), avec comme suppléant, M. Philippe Marini, sénateur (UMP)

                    M. Georges Fenech, député (UMP), avec comme suppléant, M. Michel Herbillon, député (UMP)

                    M. Guy Penne, sénateur (Soc), avec comme suppléante, Mme Michèle André, sénatrice (Soc)

Enfin, M. Joël Bourdin, sénateur (UMP) de l’Eure et Trésorier de la section, a commenté le bilan financier de l’exercice 2002 et le budget prévisionnel qui ont été approuvés, en suggérant de mener de nouvelles actions de coopération dans l’année à venir, afin d’utiliser au plus juste la dotation allouée à la section.



COMMISSION DES AFFAIRES PARLEMENTAIRES
Sofia, 18 et 19 mai 2003

 

 

La commission des Affaires parlementaires de l’APF s’est réunie à Sofia (Bulgarie), les 18 et 19 mai 2003. Quinze sections ont participé aux travaux qui étaient présidés par M. Pierre De Bané, sénateur du Canada.

 M. Yves Dauge, sénateur (S) d’Indre-et-Loire, a présenté au nom de M. Guy Penne, sénateur (S), vice-président et rapporteur de la commission, une première réflexion sur le thème « développement durable et approfondissement de la démocratie », sujet choisi par la commission comme contribution à l’Avis que présentera l’APF au Sommet des Chefs d’Etats et de gouvernements à Ouagadougou, en 2004. 

Après avoir rappelé le lien essentiel qui unit développement durable et démocratie, M. Dauge a abordé plusieurs points, notamment  l’intégration du développement durable dans les politiques publiques et le rôle des parlements en ce domaine, et l’enjeu que représente le développement durable pour la démocratie représentative ; ces questions, en particulier celles relatives à la coopération décentralisée, ont suscité de nombreux échanges.

 Deux autres rapports ont également fait l’objet d’une présentation, suivie de débats : « la protection des minorités » et « la conception du fichier électoral, enjeu pour des élections libres et transparentes ».

 La commission a ensuite passé en revue les programmes de coopération parlementaire dont elle assure le suivi : stages de formation et séminaires parlementaires, missions d’observation des élections  ; elle a également examiné le premier rapport d’activité du projet Noria, qui succédant au programme Pardoc, a été lancé de manière effective en juillet 2002 ; enfin, elle a étudié l’état de préparation du Parlement francophone des Jeunes qui tiendra sa deuxième session à Niamey (Niger), du 6 au 9 juillet prochain.

 

BUREAU DE L’APF
Niamey (Niger), 5 et  9 juillet 2003

 

A l'invitation de la section nigérienne, le Bureau de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) s'est réuni à Niamey, le 5 juillet, sous la présidence de M. Michel Bissonnet, Président de l'APF, Président de l'Assemblée nationale du Québec.

Seize sections membres du Bureau ont participé à cette réunion. La section française était représentée par son président délégué, M. Bruno Bourg-Broc, député (UMP) de la Marne, et son vice-président délégué, M. Guy Penne, sénateur (Soc) représentant les Français établis hors de France.

Le Bureau a décidé de transmettre à l'assemblée générale des avis favorables portant sur la levée de suspension de la section du Congo Brazzaville, sur l’admission comme section membre du Cap Vert et comme section associée de la Colombie Britannique puis sur l’octroi du statut d'observateur permanent à la Commission interparlementaire de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale. 

M. Jacques Legendre, sénateur (UMP) du Nord, secrétaire général parlementaire, a ensuite présenté son rapport d'activité. Il a fait le point sur le suivi des résolutions de la session ordinaire de Berne et du Bureau de Strasbourg portant sur le Burundi, le renforcement de la lutte contre le VIH/SIDA en particulier en Afrique, la protection et la valorisation du patrimoine culturel menacé, sur la déclaration solennelle de Strasbourg portant sur la pérennité du plurilinguisme et la défense de la langue française dans les institutions européennes, transmise au président de la Convention européenne, M. Valéry Giscard d’Estaing. Il a également fait le bilan du sommet de Beyrouth et souligné l’avancée significative qu’avait constitué ce sommet de la Francophonie pour la reconnaissance et la place de l’APF. Il a enfin mis l’accent sur les soubresauts de la démocratie dans l’espace francophone, sur les travaux des trois assemblées régionales et des quatre commissions permanentes, notamment sur la déclaration de la commission politique adoptée à l’unanimité sur la crise irakienne, sur la naissance et les premières initiatives du réseau des femmes parlementaires, sur la participation de l'Assemblée aux activités de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF), sur les missions d'observation des élections, sur la préparation de la deuxième session du Parlement francophone des jeunes et sur le suivi des autres programmes de coopération interparlementaire. Il a en outre fait le point sur la mise en œuvre du nouveau projet Noria qui a succédé au programme Pardoc dans une offre plus ambitieuse d’appui à l’ensemble de l’information des parlements francophones.

Par ailleurs, les chargés de mission régionaux ont présenté un bilan de leurs actions.

Réuni le 9 juillet, le Bureau nouvellement élu a pris acte du rapport du trésorier sur les comptes de l'exercice 2002 puis a nommé plusieurs personnalités dans l'Ordre de la Pléiade.

A l'invitation de la section française, la prochaine réunion du Bureau se tiendra à Cayenne (Guyane) en janvier prochain.

  
 

XXIXème SESSION ANNUELLE DE L’APF
Niamey (Niger), 7 – 9 juillet 2003

 

 

La XXIXème session annuelle de l’APF a réuni à Niamey, du 7 au 9 juillet 2003, trente trois délégations composées de 125 parlementaires francophones.

 Outre les membres de la section ayant assisté au Bureau, la délégation française était composée de M. Jacques Brunhes, député (CR) des Hauts-de-Seine, vice-président de la section, M. Philippe Marini, sénateur (UMP) de l’Oise, secrétaire général de la section, Mme Michèle André, sénatrice (Soc) du Puy-de-Dôme et M. Simon Loueckhote, sénateur (UMP) de Nouvelle-Calédonie, membres du bureau de la section, MM. Richard Cazenave, député (UMP) de l’Isère, président de la commission politique de l’APF, René Dosière, député (Soc) de l’Aisne, vice-président de la sous-commission de l’éducation, Mme Henriette Martinez, députée (UMP) des Hautes-Alpes et M. Hervé Morin, député (UDF) de l’Eure. 

Le dimanche 6 juillet a été consacré aux travaux du réseau des femmes parlementaires francophones. Lors de cette réunion, le comité directeur du réseau a notamment élu sa nouvelle présidente, Mme Viviane Compaoré, députée du Burkina Faso et choisi une parlementaire française, Mme Henriette Martinez comme rapporteure.  

Le lundi 7 juillet a été consacré aux travaux des quatre commissions qui ont examiné leurs projets de rapport et de résolution. La commission politique a ainsi longuement débattu d’un projet de résolution sur le Proche-Orient, à l’occasion duquel M. Philippe Marini et deux députés, égyptiens et libanais, ont rédigé un texte commun adopté par la commission.

 La XXIXème session s’est ouverte le mardi 8 juillet après une intervention du président de la République du Niger, M. Mamadou Tandja. M. Abdou Diouf, secrétaire général de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) a présenté un bilan des actions de l’OIF menées depuis juillet 2002 en général et depuis son entrée en fonction en janvier 2003 en particulier. Il a ensuite répondu aux questions des parlementaires.

 Lors des allocutions d’ouverture, sont également intervenus M. Zéphirin Diabré, Administrateur associé du Programme des Nations-Unies pour le développement (PNUD), Mme Marie-Ange Théobald, représentante du Directeur général de l'UNESCO, chef de la section des nouveaux partenariats à l'UNESCO et M. Serge Adda, Président de TV5 monde. 

Le débat général a porté sur le thème de « violences, Etat de droit et développement ».

 Au nom de la section française, le président Bruno Bourg-Broc a insisté pour que l’on en revienne à la lettre et à l’esprit de la déclaration de Bamako et que l’APF affirme sa présence tant dans le domaine de l’évaluation permanente des pratiques de la démocratie que par le concours qu’elle peut apporter en matière d’appui à son enracinement. 

M. Jacques Legendre, secrétaire général parlementaire, a présenté son rapport d’activité. Puis le rapport financier et les comptes de l’exercice 2002 ont été approuvés. 

Le mercredi 9 juillet, l’assemblée, après avoir entendu les comptes rendus d’activité des chargés de mission régionaux, a adopté un appel solennel en faveur d’une Europe plurilingue et adopté, sur proposition de M. Joël Bourdin, sénateur (UMP) de l’Eure suppléé par M. Philippe Marini, l’avis de l’APF destiné à l’OIF en préparation du Sommet mondial sur la société de l’information.

 

En outre, ont été présentés les rapports des commissions.

- La commission politique avait retenu pour thèmes de ses travaux : les situations de crise politique dans l’espace francophone et la ratification du traité de Rome portant création de la Cour pénale internationale ;

 - La commission de l’éducation, de la communication et des affaires culturelles a présenté le rapport de M. Bruno Bourg-Broc sur la situation du français dans les organisations internationales et un rapport sur le suivi du Sommet de Beyrouth dans les négociations de l’OMC ;

 - Les rapports de la commission des affaires parlementaires portaient sur la conception du fichier électoral, les missions d’observation électorale, le Parlement francophone des jeunes, le nouveau projet Noria et les autres programmes de coopération interparlementaire ;

 - Les rapports de la commission de la coopération et du développement traitaient de l’agriculture, de l’eau et du développement durable, du développement de l’alimentation et de la démographie. 

L’Assemblée a alors entendu une communication du nouveau réseau des femmes parlementaires de l’APF sur l’implication des femmes parlementaires en francophonie.

 L’Assemblée a, en outre, adopté dix-sept résolutions portant sur :

-          la situation en Irak, la crise palestinienne, la situation en République démocratique du Congo, en Haïti, en Centrafrique, au Burundi, aux Comores, en Côte d’Ivoire et au Rwanda ;

-          la ratification du traité de Rome portant création de la Cour pénale internationale ;

-          le plurilinguisme au sein des Etats de l’Union européenne et l’usage du français dans les institutions européennes ;

-          les négociations d’une convention sur la diversité culturelle ;

-          les fichiers électoraux ;

-          une collaboration accrue entre l’UNESCO et les associations de parlementaires ;

-          l’agriculture ;

-          l’eau et le développement durable ;

-          le développement, l’alimentation et la démographie.

 Elle a également adopté un avis destiné à l’OIF sur le Sommet mondial sur la société de l’information (Genève – décembre 2003).

 L’Assemblée a enfin renouvelé ses instances dirigeantes et a notamment élu, pour un mandat de deux ans, M. Mahamane Ousmane, président de l’Assemblée nationale du Niger, président ; M. Bernard Patry, député canadien, premier vice-président ; M. Bruno Bourg-Broc, vice-président ; M. Jacques Legendre, secrétaire général parlementaire ; M. Richard Cazenave, président de la commission politique.

 En même temps que la XXIXème Session de l’APF s'est également tenue à Niamey, du 6 au 9 juillet 2003, la IIème Session du Parlement francophone des jeunes. La France était représentée par Mlle Maud Kestler et M. Vincent Sadé, sélectionnés le 4 mars dernier par le bureau de la section française constitué en jury.

Quatre vingt étudiantes et étudiants, âgés de 18 à 21 ans, choisis par quarante et un des parlements membres de la Francophonie et répartis au sein de six commissions, ont travaillé à la rédaction d'une Déclaration sur le développement qui a été présentée lors d’une séance solennelle commune à l’APF et au Parlement francophone des jeunes.

Après avoir, en préambule, affirmé leur adhésion aux Objectifs du Millénaire pour le développement adoptés par les Nations Unies, les jeunes députés ont, en 55 articles, défini les priorités qui leur paraissent essentielles à la mise en oeuvre des conditions favorisant le développement. Ils ont notamment posé, en préalable, le respect des règles de fonctionnement démocratique des Etats, la création d'un Fonds d'appui à la santé, l'éducation pour tous... Ils ont par ailleurs placé sous le signe d'une solidarité accrue entre les Etats francophones, les échanges économiques, l'accès aux nouvelles technologies et le respect de l'environnement. Tout comme la Charte du jeune citoyen du XXIème siècle adoptée à Québec en 2001, la Déclaration de Niamey sur le développement sera présentée au Sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de Ouagadougou fin 2004.

 

La prochaine session annuelle de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie se tiendra à Charlottetown (Canada – Ile du Prince Édouard) début juillet 2004.

 


CONFÉRENCE MINISTÉRIELLE DE LA FRANCOPHONIE
SUR LA SOCIETE DE L’INFORMATION
Rabat (Maroc), 3 – 5 septembre 2003

 

La Conférence ministérielle de la Francophonie sur la société de l'information (S. M. S. I.), qui réunissait les ministres chargés des inforoutes des cinquante-six Etats et gouvernements membres de l’Organisation internationale de la Francophonie, s'est tenue à Rabat (Maroc) du 3 au 5 septembre 2003. Cette conférence avait pour objet la préparation et l'adoption de la «Contribution de la Francophonie au Sommet mondial sur la société de l'information» qui doit se tenir à Genève en décembre 2003, puis à Tunis en 2005.

 L'APF, en tant qu'institution de la Francophonie, avait été associée aux réflexions préparatoires. Lors de sa session de Niamey, du 6 au 9 juillet 2003, elle avait adopté, sur la proposition de sa commission de l'éducation, de la communication et des affaires culturelles (CECAC), un avis sur l'avant-projet de contribution proposé par l’Agence intergouvernementale de la Francophonie.

 M. Joël Bourdin, sénateur (UMP) de l’Eure, rapporteur de la CECAC sur les technologies de l'information et de la communication, représentant l'APF, a participé, à Rabat, aux derniers travaux des experts gouvernementaux chargés de finaliser le projet de contribution.

Il a ensuite, au cours de la conférence ministérielle elle-même, présenté l'avis de l'APF sur le projet de contribution. Il s'est félicité des grandes orientations retenues, qui rejoignent très largement celles de l'APF. Il s’agit notamment de la fracture numérique entre le Nord et le Sud, de l’importance de la diversité culturelle et de l’accès des jeunes et des femmes à la société de l’information. Il a particulièrement insisté sur les implications économiques du développement des technologies de l'information et de la communication.


L'adoption de la contribution a été suivie d'un débat sur les grandes orientations du futur cadre décennal d'action de la Francophonie en matière de technologies de l'information et de la communication.

 
 

RéUNION DU RéSEAU PARLEMENTAIRE DE LUTTE CONTRE LE VIH/SIDA
Yaoundé (Cameroun), 1er – 2 octobre 2003

 

 

Le réseau parlementaire de lutte contre le VIH/SIDA de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie s’est réuni à Yaoundé (Cameroun) sous la présidence de M. Hilarion Etong, premier vice-président de l’Assemblée nationale du Cameroun.

 Treize sections de l’APF ont participé à cette réunion, dont la section française, représentée par Mme Hélène Mignon, député (Soc) de Haute-Garonne. 

Créé lors de la 26ème session ordinaire de l'APF, le 8 juillet 2000 à Yaoundé, le réseau tenait sa deuxième réunion. L'ordre du jour comportait quatre points : renforcement des capacités des coordonnateurs, modalités de fonctionnement, bilan critique du plan d'action 2002-2003 et élaboration d'un plan d'action 2003-2004.  

La réunion a été ouverte par un discours de M. Urbain Olenguena-Awono, Ministre de la santé publique du Cameroun, sur le programme camerounais de lutte contre le VIH/SIDA. 

La résolution adoptée à la fin des travaux a, notamment, regretté la non-participation d'un certain nombre de sections et a encouragé l'ensemble des sections qui ne l'ont pas déjà fait à désigner un coordonnateur.

XVIème Assemblée régionale Europe
Delémont (Jura), 6 – 7 novembre 2003

  

La XVIème Assemblée régionale Europe de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie s’est tenue les 6 et 7 novembre 2003 à Delémont, à l’invitation de la section du canton du Jura. Dix sept sections de l’APF ont participé aux travaux de cette Assemblée. La délégation de la section française, conduite par son Président-délégué, M. Bruno Bourg-Broc, député (UMP) de la Marne, était également composée de MM. Laurent Béteille, sénateur (UMP) de l’Essonne, Jacques Brunhes, député (CR) des Hauts-de-Seine, Louis Duvernois, sénateur (UMP) représentant les Français établis hors de France, Georges Fenech, député (UMP) du Rhône, et Guy Penne, sénateur (Soc) représentant les Français établis hors de France.

 Les participants ont étudié deux rapports qui ont fait l’objet de débats approfondis et abouti à l’adoption de résolutions.

 Le premier, présenté au nom de la section française par M. Georges Fenech, portait sur « La coopération entre l’Union européenne et les pays ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique) ».

 Le second rapport, relatif au « Tourisme, outil de promotion de la langue française », avait été préparé conjointement par M. Maxime Jeanbourquin (Jura) et M. Ego Perron (Val d’Aoste). 

M. Jacques Legendre, sénateur (UMP) du Nord, secrétaire général parlementaire de l’APF, a prononcé une allocution en séance plénière.

 L’Assemblée a également entendu M. José Luis Rocha, représentant de l’Organisation internationale de la Francophonie auprès de l’Union européenne, sur les enjeux du prochain Sommet de la Francophonie à Ouagadougou, ainsi que Mme Marie-Christine Saragosse, directrice générale de la chaîne TV5.

 La prochaine Conférence des Présidents de la région Europe se tiendra en Pologne en mai 2004 et la prochaine Assemblée régionale à Monaco, en octobre 2004.


 

BUREAU DE LA COMMISSION DE L’éDUCATION, DE LA COMMUNICATION ET DES AFFAIRES CULTURELLES
Paris, 14 et 15 novembre 2003 

 

Le Bureau de la commission de l'éducation, de la communication et des affaires culturelles s'est réuni les 14 et 15 novembre 2003 à Paris, au Sénat, sous la présidence de M. Ego Perron, Président du Conseil régional de la Vallée d'Aoste. Dix sections étaient représentées : le Cameroun, la Communauté Française de Belgique, la France, le Mali, le Maroc, le Niger, la Roumanie, le Québec, la Suisse et le Val d'Aoste. M. Bruno Bourg-Broc, député (UMP) de la Marne, président délégué de la section française de l'APF, M. Joël Bourdin, sénateur (UMP) de l'Eure, rapporteur de la commission, et M. René Dosière, député (Soc) de l'Aisne, vice-président de la sous-commission de l’éducation, participaient à cette réunion.

Le Bureau à tout d'abord entendu une communication de M. Bruno Bourg-Broc, rapporteur, sur l'état d'avancement de son rapport sur « la situation du français dans les organisations internationales ». Le Bureau a donné son accord à la proposition du rapporteur de poursuivre son étude dans les institutions de l'ONU à New York, à Vienne et à Addis-Abeba, en associant, si possible, certains de ses  membres à ces rencontres.

 Le Bureau a entendu une communication de M. François-Henri Gautrin, député (Québec), sur l'avancement des négociations d'une convention sur la diversité culturelle à la suite des travaux de l'OMC, lors de la conférence ministérielle de Cancun en septembre 2003, et de ceux de la troisième Conférence générale de l'Unesco à Paris en octobre dernier. A la suite du débat, le Bureau a souhaité que soit étudiée la création d'un forum Internet sur ce thème sur le serveur de l’APF. 

Le Bureau a entendu une communication de M. Joël Bourdin, rapporteur, sur la participation de l'APF à la Conférence ministérielle de la Francophonie sur la société de l'information ; il a résumé les travaux de la Conférence en soulignant l'apport de l'APF et a rappelé les grandes orientations de la contribution française.

 Enfin, le Bureau a entendu une communication de M. Paul Lemba Ngoye, député (Gabon), sur la deuxième réunion du réseau parlementaire de lutte contre le VIH/sida, à Yaoundé, les 1er et 2 octobre 2003. Le débat a porté sur le rôle et les moyens d'action de l’APF dans la politique de lutte contre le VIH/sida et le Bureau a approuvé le plan d’action proposé. 

Mme Caroline Gaultier, directrice du département Patrimoine de l'Université Senghor d’Alexandrie, a présenté une communication sur le déroulement et les objectifs de la table ronde sur la conservation et la réhabilitation du patrimoine bâti africain qui devait se tenir le lendemain.

 Le Bureau a ensuite abordé l'examen de la contribution de la commission au projet d'avis de l'APF destiné au sommet de Ouagadougou en automne 2004. 

M. Joël Bourdin, rapporteur, a présenté la partie de la contribution portant sur les technologies de l'information et de la communication au service du développement durable. Sa présentation a donné lieu à un débat au terme duquel plusieurs amendements ont été adoptés.

 M. François-Henri Gautrin, rapporteur, a présenté la partie concernant la diversité culturelle. 

M. Paul Lemba Ngoye, rapporteur, a présenté la partie relative à la santé et aux soins médicaux ; celle-ci a donné lieu à un vaste débat sur les conditions de pénétration de l'éducation à la santé en Afrique.

 

Enfin, M. Rémy Scheurer, conseiller national suisse, a présenté un résumé de la partie relative à l'éducation, au nom de M. Tierno Aminou Diallo, député (Niger), absent. Le Bureau a souhaité que le rapporteur modifie son rapport afin de le situer dans la perspective du développement durable et a désigné M. Joël Bourdin comme coordonnateur de la contribution de la commission. 

Le Bureau, à l'invitation de Mme Mitzura Arghezi, députée (Roumanie), a fixé la prochaine réunion de la commission dans la semaine du 13 au 16 avril 2004 à Bucarest. Il a, à l'initiative de M. Michel Guilbert, sénateur (Communauté Française de Belgique), inscrit à l'ordre du jour de ses futurs travaux la question du trafic d'enfants, qui pourrait être abordée avec le concours de l'Unicef.

 Au cours de la journée du 15 novembre 2003, le Bureau a participé à la table ronde sur la conservation et la réhabilitation du patrimoine bâti africain organisée par l’Université Senghor. Les interventions ont porté sur la politique de conservation et de réhabilitation du patrimoine bâti, les problèmes de conservation du patrimoine bâti en Afrique subsaharienne, le droit de l'urbanisme en renfort de la protection du patrimoine architectural de Grand Bassam en Côte d'Ivoire, la mise en place de la bibliothèque publique de manuscrits de Chinguetti et la conservation du patrimoine écrit mauritanien, l'inventaire inachevé de Brazzaville, la conservation du patrimoine bâti au Caire, les menaces pesant sur le patrimoine de Gorée, les architectures urbaines du XIXe et XXe siècles au Vietnam, et la conservation du patrimoine architectural en terre au Maroc. Les actes de la table ronde seront édités à la suite des conclusions qui seront adoptées lors de la réunion de la commission à Bucarest.

 
 

SéMINAIRE PARLEMENTAIRE
Libreville (Gabon), 26 – 28 novembre 2003

 

 

Dans le cadre de ses actions de coopération interparlementaire, l’APF a organisé à Libreville (Gabon) du 26 au 28 novembre 2003, un séminaire sur «le contrôle parlementaire et la bonne gouvernance », réunissant les membres de l’Assemblée nationale et du Sénat gabonais.

 Le thème choisi a abordé trois aspects spécifiques :

-          La procédure budgétaire ;

-          L’exécution et le contrôle de la loi de Finances ;

-          Le contrôle de l’application des lois. 

Chaque journée comprenait trois périodes : exposés en séance publique, réunions d’échanges et d’approfondissement en ateliers et conclusions des travaux en séance publique. Six parlementaires venus des trois régions représentées à l’APF sont intervenus comme conférenciers.

 M. René Dosière, député (S) de l’Aisne et M. Pierre Lasbordes, député (UMP) de l’Essonne, sont intervenus comme conférenciers pour la Région Europe, en développant les deux derniers thèmes et en animant chaque jour un atelier. 

Les travaux ont été très actifs et suivis ; la faible marge de manœuvre laissée au Parlement lors de l’examen et du suivi du budget et le manque de lisibilité et de sincérité des documents budgétaires sont apparus comme les principaux obstacles à une gestion transparente et respectueuse des citoyens, composante essentielle de la bonne gouvernance ; aussi, les procédures permettant d’associer le Parlement à la détermination des choix budgétaires et d’instaurer un contrôle continu de leur exécution ont fait l’objet de nombreuses discussions, alimentées par l’expérience française mise en place par la loi organique du 21 août 2001 relative aux lois de Finances. S’agissant de l’application des lois, autre aspect de la bonne gouvernance, les intervenants ont encouragé le développement d’instruments parlementaires d’évaluation des lois, le Législatif étant privé des moyens de contraindre l’Exécutif à appliquer les textes votés.



 

VIDéO-CONFéRENCE AVEC LA BANQUE MONDIALE
10 décembre 2003

 

 

L’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) et la vice-présidence européenne de la banque mondiale (BM) ont décidé d’engager un dialogue sur les grands enjeux du développement, de la gouvernance et de la pauvreté, en tenant des vidéo-conférences qui utilisent le réseau mondial de formation pour le développement mis en place par la BM dans plus de 50 pays du monde. 

La première session de ce cycle de vidéo-conférences s’est tenue le 10 décembre sur le thème « bonne gouvernance et développement : quel rôle pour les parlements francophones ? »

 Des connexions étaient réalisées depuis Bruxelles, Hanoi, Niamey, Ouagadougou, Paris, Québec. Elles ont permis au président de l’APF, M. Mahamane Ousmane, Président de l’Assemblée nationale du Niger, mais aussi aux sections de parlementaires belges, vietnamiens, nigériens, burkinabés, français, canadiens, québécois de s’entretenir avec des représentants de la banque mondiale sur cet important sujet, l’ensemble des participants se félicitant de la tenue, pour la première fois, d’une telle rencontre.

 La section française était représentée par MM. Richard Cazenave, député (UMP) de l’Isère, président de la commission politique de l’APF et André Ferrand, sénateur (UMP) représentant les Français établis hors de France.

 M. Jean-François Rischard, vice-président pour l’Europe de la BM, a présenté une nouvelle définition de la gouvernance qui dépasse le simple cadre défini par les institutions financières internationales dans les années 1980. Il a ainsi mis l’accent sur des critères plus politiques parmi lesquels il a notamment cité la structure et le système de gouvernement, la crédibilité des partis politiques et la transparence de leurs financements, la participation de la société civile et le recrutement fondé sur le mérite de la fonction publique. Il s’est par ailleurs appuyé sur les résultats d’une étude commandée par la BM pour démontrer le lien entre la qualité de la gouvernance et le niveau de développement.

 Dans le débat qui a suivi, la délégation burkinabé a dénoncé le risque d’ingérence des institutions financières internationales en général, et en particulier de la BM, par la mise en place de conditions à l’aide, qui tendent, selon elle, à freiner l’objectif essentiel d’appui aux politiques de développement des pays les moins avancés. 

Pour sa part, la délégation canadienne s’est demandée, en se fondant sur l’étude du prix Nobel d’économie M. Joseph Stiglitz, si la BM s’appliquait à elle-même les concepts de transparence qu’elle imposait aux pays redevables. Elle a souhaité en outre qu’une réforme intervienne rapidement afin de développer le caractère démocratique de ces institutions internationales.

 En réponse à ces critiques, les représentants de la BM ont indiqué qu’ils avaient créé sur leur site internet un espace réservé aux questions des parlementaires, dans la logique du contrôle parlementaire effectué dans les démocraties francophones.

 M. Richard Cazenave a rappelé les