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La présence de l'Assemblée nationale
dans les institutions internationales
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Points-clés
L'Assemblée nationale participe aux travaux de plusieurs assemblées parlementaires internationales.
Elle constitue à cette fin des délégations, rassemblant pour la plupart des députés et des sénateurs, qui disposent d'un secrétariat administratif assuré par des fonctionnaires parlementaires et de moyens financiers qui leur sont alloués par les questeurs et leur permettent de financer les déplacements de leurs membres.
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I. - LES ASSEMBLÉES OU ENSEMBLES PARLEMENTAIRES INTERNATIONAUX
À VOCATION MONDIALE
OU THÉMATIQUE
1. - L'Union
interparlementaire (UIP)
L’Union interparlementaire, qui est l’organisation mondiale
des parlements des États souverains, est la plus ancienne des institutions
internationales à caractère politique. Elle a en effet été créée en 1889.
Le groupe français de l’UIP comprend 50 députés et 50
sénateurs. Le Président du Sénat et le Président de l’Assemblée nationale
sont, conjointement, présidents de droit du groupe français. Toutefois,
dans les faits, la direction de ce groupe est assurée par un président
exécutif désigné par l’assemblée générale du groupe qui est
alternativement un député et un sénateur. Les postes du comité directeur
sont répartis à part égales entre l’Assemblée nationale et le Sénat et les
deux assemblées supportent chacune la moitié des charges de
fonctionnement.
Statutairement, ce groupe a pour mission de représenter le
Parlement français auprès de l’Union interparlementaire (notamment lors de
ses deux conférences plénières annuelles) et de contribuer à la
réalisation des objectifs de celle-ci.
2. – L’Assemblée parlementaire de la
Francophonie (APF)
L’Assemblée parlementaire de la Francophonie a été créée, en
1967, à Luxembourg sous le nom d’Assemblée internationale des
parlementaires de langue française. Elle réunit les parlementaires issus
de 63 parlements membres ou associés et de 10 parlements observateurs.
La section française de l’APF comprend 150 membres,
90 députés et 60 sénateurs, répartis proportionnellement suivant les
effectifs des groupes parlementaires dans chaque assemblée. Les présidents
des groupes d’amitié avec les pays francophones constitués à l’Assemblée
nationale et au Sénat en sont membres de droit. Le Président de
l’Assemblée nationale est président de droit de la section française, qui
est effectivement dirigée par un président délégué qu’il désigne parmi les
députés. Les frais de fonctionnement de la section sont supportés à parts
égales entre les deux assemblées, l’Assemblée nationale prenant seule à sa
charge les dépenses de fonctionnement courant de l’APF (courrier,
téléphone…) et hébergeant, pour un loyer modique, ses bureaux parisiens.
La section française est représentée dans les différentes
instances de l’APF (bureau, commissions, réseau SIDA, réseau des femmes
parlementaires) et participe annuellement aux deux réunions du Bureau, à
l’Assemblée plénière ainsi qu’aux missions d’observation électorale et aux
séminaires parlementaires organisés par l’APF. L’APF étant divisée en
quatre régions géographiques, la section française est membre de la région
Europe.
II. – Les assemblées parlementaires internationales
à vocation régionale
1. – L’Assemblée
parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE)
Première assemblée européenne dans l’histoire de notre
continent, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe se compose de
315 délégués titulaires (et autant de suppléants) issus de 46 pays.
La délégation française à l’Assemblée parlementaire du
Conseil de l’Europe compte 36 membres, soit 18 titulaires et 18
suppléants. Parmi ces membres, 24 sont désignés par l’Assemblée nationale
et 12 par le Sénat. Son président est élu par la délégation au début de
chaque législature. Le budget de la délégation est alimenté par des
contributions des deux assemblées (deux tiers du budget étant à la charge
de l’Assemblée nationale et un tiers à celle du Sénat).
Les membres de la délégation participent aux quatre sessions
plénières annuelles de l’APCE qui se déroulent à Strasbourg ainsi qu’aux
réunions des dix commissions. La délégation est également représentée aux
réunions de la Commission permanente (4 réunions par an) et du Bureau.
2. – L’Assemblée
de l’Union de l’Europe occidentale (UEO)
Créée dès 1954 par le Traité de Bruxelles modifié,
l’Assemblée de l’UEO a son siège à Paris. Siégeant deux fois par an en
session plénière, elle peut aussi tenir des sessions extraordinaires et
organiser des réunions dans les pays membres. D’une manière générale,
l’Assemblée délibère de toutes les questions relevant du Traité de
Bruxelles modifié ; elle a ainsi facilité la réalisation de certains
projets dans de nombreux domaines, par exemple celui de l’observation
spatiale. À la suite du transfert des activités opérationnelles de l’UEO à
l’UE en 2000, elle remplit les fonctions d’Assemblée interparlementaire
européenne de sécurité et de défense et se concentre sur la politique
européenne de sécurité et de défense.
La délégation française à l’APCE est également celle qui
représente le Parlement français à l’Assemblée de l’UEO. Outre les deux
sessions plénières, elle participe aux réunions des instances de
l’Assemblée (Bureau, comité des Présidents, commission permanente) et à
celles des six commissions.
3. – L’Assemblée Parlementaire de l’otan (AP-OTAN)
L’Assemblée parlementaire de l’OTAN réunit des délégations de
parlementaires des 26 pays membres de l’Alliance atlantique. Elle comprend
cinq commissions permanentes et se réunit deux fois par an en session
plénière. Elle assure le lien entre les assemblées législatives et
l’organisation internationale en vue de favoriser le débat démocratique
sur les orientations et les politiques mises en œuvre dans le cadre de
l’Alliance
La délégation française comprend dix-huit membres titulaires
(11 députés et 7 sénateurs) et autant de suppléants. Chaque assemblée
prend en charge les dépenses afférentes aux déplacements de ses
représentants.
4. – L’Assemblée
parlementaire de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en
Europe (AP-OSCE)
L’Assemblée parlementaire de l’OSCE est issue de la
Conférence de Madrid des 2 et 3 avril 1991. Conformément aux dispositions
de son Règlement, elle doit remplir plusieurs missions : évaluer la mise
en œuvre des objectifs poursuivis par l’organisation, débattre des sujets
traités par le Conseil ministériel et par les réunions des chefs d’État et
de gouvernement, développer et promouvoir des mécanismes pour la
prévention et le règlement des conflits, enfin, favoriser le renforcement
et la consolidation des institutions démocratiques dans les États
participants. Elle compte 317 parlementaires.
La
délégation française, commune aux deux assemblées, comprend 13 membres,
soit 8 députés et 5 sénateurs, chaque assemblée prenant en charge les
dépenses afférentes aux déplacements de ses représentants. Elle participe
aux trois réunions annuelles (une de cinq jours, en juillet, dans une
ville d’un État membre, une de quatre jours à l’automne consacrée, entre
autres, au Forum méditerranéen, et la session d’hiver de deux jours, en
février, à Vienne) ainsi qu’à celles des trois commissions.
5. – L’Assemblée
parlementaire euro-méditerranéenne (APEM)
L’Assemblée parlementaire euro-méditerranéenne réunit les délégations des
parlements des trente-sept pays membres du partenariat euro-méditerranéen,
fondé par la conférence euro-méditerranéenne des ministres des affaires
étrangères à Barcelone, les 27 et 28 novembre 1995. Issue de la
transformation du Forum parlementaire euro-méditerranéen créé en 1998,
elle a tenu sa session inaugurale à Athènes en mars 2004.
Elle est composée de 240 membres, représentant à parité les parlements de
l’Union européenne et les parlements des pays partenaires de la
Méditerranée. Les dix pays partenaires (Maroc, Algérie, Tunisie, Égypte,
Israël, Autorité palestinienne, Jordanie, Liban, Syrie, Turquie) sont
représentés par 120 membres. Les parlements nationaux des vingt-sept pays
de l’Union européenne sont représentés par 75 membres, le Parlement
européen par 45 membres.
La
délégation française, comprenant 3 membres (deux députés et un sénateur),
participe aux deux sessions plénières annuelles et aux réunions des trois
commissions et groupes de travail chargés de suivre les trois volets
politique, économique et culturel du partenariat euro-méditerranéen.
6. – L’Assemblée
parlementaire de la Méditerranée (APM)
L’Assemblée parlementaire de la Méditerranée est issue de la
Conférence sur la sécurité et la coopération en Méditerranée (CSCM),
organe subsidiaire de l’Union interparlementaire qui a fonctionné de 1992
à 2005. L’APM a été formellement créée en février 2005 à Nauplie (Grèce)
pour la IVe et dernière CSCM plénière et a tenu sa session
inaugurale à Amman en septembre 2006.
Elle comporte 22 pays, dont 19 pays riverains de la
Méditerranée et trois pays assimilés (Jordanie, Macédoine et Portugal).
L’objet de l’APM est de développer la coopération entre ses
membres en se saisissant des questions d’intérêt commun afin de renforcer
la confiance entre les États de la Méditerranée, de contribuer à la
sécurité et à la stabilité régionales et de favoriser un développement
harmonieux des pays méditerranéens dans un esprit de partenariat.
Les délégations nationales à l’APM sont composées de 5
parlementaires. Par accord entre les Présidents des deux assemblées, il a
été décidé que les sièges de la délégation française à l’APM seraient
répartis à hauteur de 3 sièges pour l’Assemblée nationale et de 2 sièges
pour le Sénat, le paiement de la contribution étant effectué dans les
mêmes proportions.
Il
convient également d’indiquer que l’Assemblée nationale participe en tant
qu’observateur aux travaux de l’Assemblée parlementaire de la mer Noire.
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