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Amendements  sur le projet ou la proposition

N° 917

Assemblée nationale

Constitution du 4 octobre 1958

Treizième législature

Enregistré à la Présidence
de l’Assemblée nationale
le 29 mai 2008

Projet de loi de règlement des comptes et rapport de gestion pour l’année 2007

Renvoyé à la Commission des finances, de l’économie générale et du plan,

à défaut de constitution d’une commission spéciale

dans les délais prévus par les articles 30 et 31 du règlement

présenté

au nom de M. François FILLON

Premier ministre

par M. Eric WOERTH

Ministre du Budget,
des Comptes publics et de la Fonction publique

TABLE DES MATIÈRES

EXPOSÉ GÉNÉRAL DES MOTIFS 5

I - La situation économique 7

II - La situation budgétaire 9

1. Caractéristiques générales du budget de l’année 2007 9

2. Évolution des autorisations et prévisions budgétaires 14

3. Analyse de l’exécution 28

III - Synthèse générale 41

IV - La situation patrimoniale ……………………………………………………………………………………43

ARTICLES DU PROJET DE LOI ET EXPOSÉ DES MOTIFS PAR ARTICLE 45

Article 1er : Résultats du budget de l’année 2007 49

Article 2 : Tableau de financement de l’année 2007 51

Article 3 : Résultat de l’exercice 2007 – affectation au bilan et approbation du bilan et
de l’annexe 53

Article 4 : Budget général – Dispositions relatives aux autorisations d’engagement et
aux crédits de paiement 57

Article 5 : Budgets annexes – Dispositions relatives aux autorisations d’engagement et
aux crédits de paiement 70

Article 6 : Comptes spéciaux – Dispositions relatives aux autorisations d’engagement,
aux crédits de paiement et aux découverts autorisés – Affectation des soldes 72

Article 7 : Règlement du compte spécial 911 « Constructions navales de la marine militaire » 80

Article 8 : Constatation d’une perte au titre d’avances consenties 81

Article 9 : Reconnaissance d'utilité publique de dépenses comprises dans une gestion de fait 82

EXPOSÉ GÉNÉRAL DES MOTIFS

I. LA SITUATION ÉCONOMIQUE1

   

En 2007, le ralentissement de l'économie mondiale amorcé au 2ème semestre n'a pas pesé sur l'activité en France en raison notamment d’une demande intérieure dynamique. Selon la publication des comptes annuels de l’INSEE, la croissance se serait établie à 2,2 % en 2007.

L'ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL

   

L'économie mondiale est globalement restée dynamique en 2007. La vigueur de l'activité en Asie émergente et la relative bonne orientation de l'activité en Europe ont en effet compensé le moindre dynamisme de l'économie américaine au second semestre.

Le ralentissement de l'économie américaine, amorcé dans le secteur immobilier dès la mi-2006, s'est accentué en 2007. En moyenne annuelle l'activité a progressé de + 2,2 % en 2007 contre + 2,9 % en 2006. Plusieurs facteurs ont contribué à ce mouvement :

– l’investissement privé a décéléré en lien avec l’activité industrielle. Sur un an, le taux de croissance de l’investissement en équipement est passé de + 5,9 % en 2006 à + 1,3 % en 2007.

– le retournement dans le secteur de l'immobilier, déjà important à l'été 2007, s'est encore amplifié depuis. Il se manifeste d’abord par une forte baisse de l’investissement résidentiel. Son impact sur la consommation des ménages est défavorable car la décélération des prix immobiliers ne permet plus aux ménages de tirer profit de la hausse de la valeur de leurs maisons pour accroître leur consommation.

– la progression du revenu réel des ménages a ralenti, en lien avec la décélération des revenus salariaux et non salariaux et l'accélération des prix. La consommation des ménages a ainsi ralenti au cours de l'année, passant d'un rythme annuel de + 3,8 % en fin 2006 à + 2,3 % fin 2007.

Enfin, la crise des subprime fragilise la situation des institutions financières américaines qui, pour rétablir leur bilan, ont été amenées à resserrer une offre de crédits aux ménages (notamment immobiliers) et aux entreprises qui a été particulièrement abondante au cours des années antérieures. Seules les exportations, qui ont bénéficié de la dépréciation du dollar, soutiennent encore significativement la demande américaine à la fin de l’année 2007.

La croissance des pays émergents d'Asie est restée élevée (+ 9,0 % après + 8,8 % en 2006). L'activité en Chine a continué d'accélérer malgré les mesures prises par le gouvernement pour limiter le risque inflationniste. L’économie chinoise a continué à stimuler l’activité dans l’ensemble de l’Asie en raison de la forte intégration commerciale de la région, les exportations chinoises comportant une part importante de productions réalisées dans des pays voisins. Ainsi, les pays émergents d’Asie ont maintenu tout au long de l’année 2007 des rythmes de croissance soutenus.

Après un premier semestre quelque peu en retrait, l’activité japonaise a accéléré au second semestre, en lien avec un raffermissement de l'investissement des entreprises et des exportations vigoureuses en fin d'année 2007 du fait de la surchauffe en Chine. En revanche, les autres moteurs internes sont restés moins bien
orientés : la consommation pâtit toujours d'une atonie des salaires malgré la poursuite de la baisse du taux de chômage et son redressement reste tributaire d’une baisse du taux d’épargne. Au total, l'économie japonaise a ralenti légèrement à + 2 % en 2007, après + 2,4 % en 2006.

Dans un environnement international plus incertain à partir du second semestre, l'activité en zone euro est restée dynamique pour atteindre + 2,6 % en 2007, après + 2,9 % en 2006. L'appréciation de l'euro a pesé tout au long de 2007 sur les exportations. L'investissement n’a que faiblement ralenti du fait d’un taux d’utilisation des capacités élevé et du haut niveau de la profitabilité des entreprises.

La consommation des ménages a globalement été soutenue par le dynamisme des créations d'emplois.

LA SITUATION EN FRANCE

   

La demande intérieure a continué à soutenir l'activité en 2007 en lien notamment avec un dynamisme remarquable du marché du travail.

En 2007, le ralentissement de l'économie mondiale n'a pas pesé de façon significative sur l'activité en France en raison d’une demande intérieure dynamique. Selon la publication des comptes annuels de l’INSEE, la croissance se serait établie à 2,2 % en 2007.

Le ralentissement de l'activité chez nos principaux partenaires – du fait de l'orientation restrictive des politiques budgétaires en Allemagne et en Italie en début d'année 2007, et du retournement du marché immobilier en Espagne sur toute l'année dernière ainsi que l'appréciation de l'euro, ont conduit à un net ralentissement de nos exportations en 2007 (+ 3,1 % en 2007 après + 5,4 % en 2006).

La demande des entreprises est néanmoins restée dynamique : alors que le comportement de stockage a été globalement neutre sur l'année, les dépenses d’investissement ont accéléré en raison notamment de tensions persistantes sur l’appareil de production.

Les performances du marché du travail en France au cours de l’année 2007 ont été remarquables. Le taux de chômage a atteint son niveau le plus faible depuis 25 ans (+ 7,5 %). Le rythme de créations d’emplois a été le plus vigoureux depuis l’année 2000 (+ 328 000 emplois créés dans l’ensemble de l’économie).

La consommation des ménages a été soutenue par le dynamisme du pouvoir d'achat qui a bénéficié notamment de créations d’emplois très vigoureuses et du niveau modéré de l’inflation jusqu’à l’automne 2007. L’investissement en logements a par ailleurs décéléré.

Enfin, le nombre de créations d’entreprises a atteint un record historique en 2007 (+ 321 000), reflet d’anticipations toujours bien orientées chez les agents privés et d’une confiance dans les perspectives de notre économie pour les prochains trimestres.

II. LA SITUATION BUDGÉTAIRE

   

Sont examinées ci-après :

. les principales caractéristiques du budget de 2007 et de son exécution comparées aux années antérieures ;

. l’évolution des autorisations et prévisions budgétaires résultant de la loi de finances rectificative et des mesures réglementaires ;

. l’analyse détaillée des opérations exécutées.

1. Caractéristiques générales du budget de 2007

   

A Prévisions et résultats

(En millions €)

 

Loi de finances initiale

Loi de finances rectificative n° 2007-1824 du 25-12-2007

Total des prévisions

Exécution Projet de loi de règlement

Ecart exécution - prévisions

 

(I)

(II)

III = (I+II)

(IV)

(IV-III)

DÉPENSES DU BUDGET GENERAL BRUTES

 

 

 

351 632

 

Dépenses brutes hors fonds de concours

343 310

3 633

346 943

347 799

856

A déduire :

 

 

 

 

 

Remboursements et dégrèvements d'impôts

76 460

3 633

80 093

80 999

906

Dépenses nettes, hors financement par fonds de concours

266 850

0

266 850

266 800

- 50

Dépenses financées par fonds de concours

4 249

 

4 249

3 833

- 416

Total des dépenses nettes du budget général, y compris financement par fonds de concours

271 099

0

271 099

270 633

- 466

RECETTES DU BUDGET GÉNÉRAL

 

 

 

 

 

Recettes fiscales brutes

342 193

5 083

347 276

347 709

433

A déduire :

 

 

 

 

 

Remboursements et dégrèvements d'impôts

76 460

3 633

80 093

80 999

906

Recettes fiscales nettes

265 733

1 450

267 183

266 710

- 473

Recettes non fiscales

26 956

499

27 455

28 680

1 225

Prélèvements sur recettes au profit des collectivités territoriales et des Communautés européennes

- 68 147

1 976

- 66 171

- 66 781

- 610

Recettes nettes, hors fonds de concours

224 542

3 925

228 467

228 609

142

Fonds de concours

4 249

 

4 249

3 833

- 416

Total des recettes nettes du budget général, y compris fonds de concours

228 791

3 925

232 716

232 442

- 274

 

 

 

 

 

 

Solde du budget général

- 42 308

3 925

- 38 383

- 38 191

192

Solde des budgets annexes

3

0

3

0

3

Solde des comptes spéciaux ( hors F.M.I )

309

- 188

121

3 473

3 352

SOLDE D'EXÉCUTION DES LOIS DE FINANCES

 

 

 

 

 

.Hors F.M.I.

- 41 996

3 737

- 38 259

- 34 718

3 541

.Hors F.M.I. et hors produits de cession de titres EDF

- 41 996

3 737

- 38 259

- 38 405

- 146

En 2007, le déficit inscrit en loi de finances initiale (- 42 milliards €) s’établit en exécution à - 38,4 milliards €, hors FMI et produits de cession de titres EDF, contre – 39 milliards € en 2006. Y compris le produit de la cession des titres EDF, le déficit est de – 34,7 milliards €.

Les principaux écarts par rapport aux prévisions de la loi de finances rectificative sont les suivants, s’agissant du budget général :

- en recettes :

Les recettes fiscales nettes des remboursements et dégrèvements d’impôts, inscrites pour 265,7 milliards € en L.F.I., réévaluées à 267,2 milliards € par le collectif de décembre, atteignent 266,7 milliards € (en diminution de 0,5 milliard €).

Pour les recettes non fiscales, les réalisations ont été supérieures aux prévisions rectifiées de 
1,2 milliard €.

Au total, les recettes nettes du budget général, hors fonds de concours évalués à 4,2 milliards € en L.F.I., s’élèvent à 228, 6 milliards €. Elles sont supérieures de 0,1 milliard € aux prévisions rectifiées.

- en dépenses2 :

Les dépenses du budget général, se sont élevées à 270,6 milliards € hors remboursements et dégrèvements d’impôts et y compris fonds de concours.

En gestion 2007, les reports provenant de la gestion précédente (+ 4 milliards €) sont inférieurs aux crédits disponibles en fin de gestion (- 4,4 milliards €) dont 3,8 milliards € ont fait l’objet de reports en gestion 2008.

L’autorisation de dépenses votée par le Parlement a été strictement respectée en exécution. Les dépenses hors fonds de concours ont ainsi atteint 266,8 milliards €, soit un niveau inférieur de 50 millions € au plafond de l’autorisation parlementaire.

Hors produits de la cession de 3,7 milliards € de titres EDF, les opérations des comptes spéciaux (hors FMI) font apparaître en 2007 un déficit de 0,2 milliard €, contre un solde positif de + 3,5 milliards € en 2006.

Les comptes d’affectation spéciale présentent, hors produits de cession de titres EDF, un solde débiteur de 0,8 milliard € essentiellement imputable au compte « Pensions » qui enregistre un montant de recettes de 45,7 milliards € pour un montant de dépenses de 46,5 milliards €.

Les comptes de concours financiers s’élèvent en dépenses à 96,3 milliards € et en recettes à
96,5 milliards €, soit un excédent de recettes de 0,2 milliard €.

Le compte d’avances aux collectivités territoriales, avec 77 milliards € en dépenses et 76,5 milliards € en recettes, soit un solde de - 0,5 milliard €, occupe une place prépondérante dans les comptes de concours financiers.

Les prêts à des États étrangers font apparaître un excédent de recettes de 0,6 milliard €, les recettes s’élevant à 0,8 milliard € pour un montant de dépenses de 0,2 milliard €.

Les comptes de commerce s’établissent à 47,1 milliards € en dépenses et à 47,4 milliards € en recettes, soit un excédent de recettes de 0,3 milliard €.

Les opérations des comptes de commerce sont principalement marquées par celles du compte « Gestion de la dette et de la trésorerie de l’État » qui s’élèvent à 43,9 milliards € en dépenses et à 44,2 milliards € en recettes, soit un excédent de recettes de 0,3 milliard €.

Les comptes d’opérations monétaires présentent un excédent de recettes de 0,3 milliard €, imputable essentiellement aux opérations avec le Fonds Monétaire International (+ 0,3 milliard €). Hors FMI, ils dégagent un solde positif de 0,1 milliard €.

RECETTES DU BUDGET GÉNÉRAL
DE LA PRÉVISION À L’EXÉCUTION

(En millions €)

Désignation des recettes

Loi de finances initiale (I)

Loi de finances initiale rectifiée (II)

Écart LFR-LFI (III)

Exécution

Projet de loi de règlement (IV)

Écart PLR-loi de finances initiale rectifiée (IV-II)

A. Recettes fiscales

 

 

 

 

 

Impôt sur le revenu

57 057

56 764

- 293

56 304

- 460

Autres impôts directs perçus par voie d'émission de rôles

6 200

6 620

420

6 227

- 393

Impôt sur les sociétés et contribution sociale sur les bénéfices des sociétés

55 400

63 360

7 960

63 263

- 97

Autres impôts directs et taxes assimilées

10 592

11 225

633

11 290

65

Taxe intérieure sur les produits pétroliers

18 005

17 467

- 538

17 288

- 179

Taxe sur la valeur ajoutée

174 786

173 115

- 1 671

173 922

807

Enregistrement, timbre, autres contributions et taxes indirectes

20 153

18 725

- 1 428

19 415

690

TOTAL RECETTES FISCALES (A)

342 193

347 276

5 083

347 709

433

A déduire : remboursements et dégrèvements d'impôts

76 460

80 093

3 633

80 999

906

TOTAL RECETTES FISCALES (nettes des remboursements et dégrèvements)

265 733

267 183

1 450

266 710

- 473

B. Recettes non fiscales

26 956

27 455

499

28 680

1 225

TOTAL RECETTES FISCALES NETTES ET RECETTES NON FISCALES (A + B)

292 689

294 638

1 949

295 390

752

C. Prélèvements sur les recettes de l'État

 

 

 

 

 

au profit des Collectivités territoriales

- 49 451

- 49 333

118

- 49 605

- 272

au profit des Communautés européennes

- 18 696

- 16 838

1 858

- 17 176

- 338

TOTAL PRELEVEMENTS SUR RECETTES (C)

- 68 147

- 66 171

1 976

- 66 781

- 610

TOTAL DES RECETTES, NETTES DES REMBOURSEMENTS ET DEGREVEMENTS ET DES PRELEVEMENTS (A + B - C)

224 542

228 467

3 925

228 609

142

D. Fonds de concours

4 249

4 249

 

3 833

- 416

TOTAL DES RECETTES, NETTES DES REMBOURSEMENTS ET DEGREVEMENTS ET DES PRELEVEMENTS, Y COMPRIS FONDS DE CONCOURS (A + B - C + D)

228 791

232 716

3 925

232 442

- 274

COMPTES SPÉCIAUX
DE LA PRÉVISION À L’EXÉCUTION

(En millions €)

Catégorie de comptes spéciaux

Loi de finances initiale (I)

Loi de finances rectificative (II)

Total des prévisions (III)

Exécution

Projet de loi de règlement (IV)

Écart Projet de loi de règlement - Loi de finances rectifiée (III - IV)

 

D

R

S

D

R

S

D

R

S

D

R

S

D

R

S

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comptes d'affectation spéciale (1)

53 048

52 848

-200

-432

-620

-188

52 616

52 228

-388

52 146

55 000

2 854

-470

2 772

3 242

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comptes d'affectation spéciale - hors produits de cession de titres EDF

53 048

52 848

-200

-432

-620

-188

52 616

52 228

-388

48 108

47 275

-833

-4 508

-4 953

-445

Comptes de concours financiers (2)

96 300

96 507

207

 

 

0

96 300

96 507

207

86 839

87 117

278

-9 461

-9 390

71

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comptes de commerce

 

 

263

 

 

 

 

 

263

47 122

47 406

284

 

 

21

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comptes d'opérations monétaires -hors FMI

 

 

39

 

 

 

 

 

39

163

220

57

 

 

18

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

TOTAL DES COMPTES SPECIAUX HORS FMI

 

 

309

 

 

-188

 

 

121

 

 

3 473

 

 

3 352

TOTAL DES COMPTES SPECIAUX HORS FMI ET HORS PRODUITS DE CESSION DE TITRES EDF

 

 

309

 

 

-188

 

 

121

 

 

-214

 

 

-335

(1) Les autorisations d’engagement s’élèvent à :

- LFI : 53 048 millions €

- LFR : - 432 millions €

- PLR : 51 970 millions €

(2) Les autorisations d’engagement s’élèvent à :

- LFI : 96 498 millions €

- LFR : 371 millions €

- PLR : 87 582 millions €

B Éléments d’appréciation

L’exécution des lois de finances pour 2007 peut être appréciée par comparaison avec celles des quatre dernières années au regard de plusieurs critères :

• l'évolution des dépenses et des recettes du budget général ;

• la couverture des dépenses par les recettes ;

• l’évolution du déficit budgétaire ;

l’évolution du besoin de financement des administrations publiques.

L'ÉVOLUTION DES DÉPENSES ET DES RECETTES
DU BUDGET GÉNÉRAL A PERIMETRE COURANT(1)

(En milliards €)

 

2003

2004

2005

2006

2007

           

Recettes du budget général

221,6

243,0

249,1

230,4

232,4

           

Dépenses du budget général

278,3

288,4

294,3

272,9

270,6

           

(1) Hors remboursements et dégrèvements d’impôts et y compris fonds de concours

LA COUVERTURE DES DÉPENSES PAR LES RECETTES (1)

(En milliards €)

 

2003

2004

2005

2006

2007

           

Recettes du budget général

221,6

243,0

249,1

230,4

232,4

           

Dépenses du budget général

278,3

288,4

294,3

272,9

270,6

           

% de couverture des dépenses par les recettes

79,6

84,3

84,7

84,4

85,9

(1) Hors remboursements et dégrèvements d’impôts et y compris fonds de concours

L’ÉVOLUTION DU SOLDE DES LOIS DE RÈGLEMENT
(HORS FMI
)

(En milliards €)

 

2003

2004

2005

2006

2007

           

Solde d'exécution

- 56,9

- 43,9

- 43,5

- 39,0

- 38,4(1)

           

(1) Hors produits de cession de titres EDF.

L’ÉVOLUTION DU DÉFICIT DES AMINISTRATIONS PUBLIQUES

(En milliards €)

 

2003

2004

2005

2006

2007

           

Déficit des administrations publiques

65,4

59,6

50,4

42,6

50,3

Déficit public en pourcentage du PIB total

4,1

3,6

3,0

2,4

2,7

Source : Insee, Comptes Nationaux, Chiffres notifiés à l'Union européenne le 28 mars 2008

Pour l'ensemble des administrations publiques, le déficit au sens de Maastricht passe de 42,6 milliards € en 2006 à 50,3 milliards € en 2007.

2. Évolution des autorisations et prévisions budgétaires

   

A Les modifications liées à la loi de finances rectificative

Les prévisions initiales de 2007 ont été modifiées par la loi de finances rectificative n° 2007-1824 du 25 décembre 2007, qui a pris en compte et procédé à la ratification des ouvertures et annulations de crédits intervenues par décret.

1- Évolution des prévisions de recettes

La loi de finances rectificative n° 2007-1824 du 25 décembre 2007

Cette loi de finances rectificative comprend la révision des évaluations de recettes pour 2007 associée au projet de loi de finances pour 2008, et les modifications ultérieurement apportées à cette révision.

Les recettes nettes sont supérieures de 3 925 millions € aux montants de la loi de finances initiale :

 

(En millions €)

Révision des évaluations de recettes fiscales brutes

5 083

produit de l’impôt sur les sociétés

7 805

produit de la taxe de la valeur ajoutée

-1 671

produit de l’impôt sur le revenu

- 293

produit de la taxe intérieure sur les produits pétroliers

- 538

Révision à la hausse des remboursements et dégrèvements d’impôts

3 633

Total pour les recettes fiscales nettes

1 450

Révision des recettes non fiscales

499

Total pour les recettes nettes

1 949

Diminution des prélèvements sur recettes au profit des collectivités territoriales

118

Diminution des prélèvements sur recettes au profit des communautés européennes

1 858

TOTAL NET DES RECETTES DU BUDGET GÉNÉRAL

3 925

2- Évolution des crédits

2.1 Les ouvertures de crédits en collectif

Les ouvertures de crédits supplémentaires portent sur un total de 1 470 millions € (1 969 millions € en autorisations d’engagement). Elles se répartissent comme suit :

(En millions €)

Budget Général

 

Budget Général net des ouvertures au titre des remboursements et dégrèvements d’impôts 3
(1 542 en AE)

1 421

Comptes spéciaux

 

Compte de concours financiers « Prêts à des Etats étrangers » (371 en AE)

0

Budgets annexes

 

Contrôle et exploitation aériens (56 en AE)

49

2.2 Les décrets d’avances

Les trois décrets d’avance, pris au cours de l’année 2007, ont porté sur un montant global de 1 239 millions € en crédits de paiement (1 562 millions € en autorisations d’engagement). Ils ont été pris afin de financer notamment :

- la recherche industrielle,

- la prévention de l’exclusion et de l’insertion des personnes vulnérables,

- l’accès et le retour à l’emploi,

- la valorisation des produits, l’orientation et la régulation des marchés,

- la sécurité et la qualité sanitaires de l’alimentation,

- la gestion durable de l’agriculture, de la pêche et développement durable,

- l’indemnisation des dégâts causés par le passage du cyclone DEAN aux Antilles,

- les dépenses électorales,

- le financement des prestations de la caisse de retraite du personnel de la RATP,

- le financement du surcoût des opérations extérieures et l’ajustement des dotations en crédits de titre 2 entre les programmes de la mission « Défense ».

Ces ouvertures ont été entièrement compensées par des annulations de crédits4 imputées sur le budget général.

2.3 Les annulations de crédits en collectif

Outre les annulations de crédits mentionnées ci-dessus, les annulations de crédits associées au collectif portent, sur le périmètre du budget général et des comptes spéciaux, sur un montant net5 de 1 854 millions € en crédits de paiements (1 864 millions € en autorisations d’engagement).

3- Évolution des prévisions de solde budgétaire

Après les modifications apportées par la loi de finances rectificative, le déficit initialement fixé à – 41 996 millions € est ramené à – 38 259 millions €.

4- Récapitulation des modifications apportées par la loi de finances rectificative

Le tableau ci-après retrace la situation de la prévision budgétaire après la loi de finances rectificative.

(En millions €)

 

 

Loi de finances

initiale

Décrets

d'avances et d'annulations

Loi de finances rectificative n° 2007-1824 du 25 décembre 2007

Total des

prévisions pour 2007

Annulations

Ouvertures

Total net

BUDGET GÉNÉRAL

 

 

 

 

 

 

Dépenses

 

 

 

 

 

 

Dépenses brutes du budget général

343 310