N° 917
Assemblée nationale
Constitution du 4 octobre 1958
Treizième législature
Enregistré à la Présidence
de l’Assemblée nationale
le 29 mai 2008
Projet de loi de règlement des comptes et rapport de gestion pour l’année 2007
Renvoyé à la Commission des finances, de l’économie générale et du plan,
à défaut de constitution d’une commission spéciale
dans les délais prévus par les articles 30 et 31 du règlement
présenté
au nom de M. François FILLON
Premier ministre
par M. Eric WOERTH
Ministre du Budget,
des Comptes publics et de la Fonction publique
TABLE DES MATIÈRES
EXPOSÉ GÉNÉRAL DES MOTIFS 5
I - La situation économique 7
II - La situation budgétaire 9
1. Caractéristiques générales du budget de l’année 2007 9
2. Évolution des autorisations et prévisions budgétaires 14
3. Analyse de l’exécution 28
III - Synthèse générale 41
IV - La situation patrimoniale ……………………………………………………………………………………43
ARTICLES DU PROJET DE LOI ET EXPOSÉ DES MOTIFS PAR ARTICLE 45
Article 1er : Résultats du budget de l’année 2007 49
Article 2 : Tableau de financement de l’année 2007 51
Article 3 : Résultat de l’exercice 2007 – affectation au bilan et approbation du bilan et
de l’annexe 53
Article 4 : Budget général – Dispositions relatives aux autorisations d’engagement et
aux crédits de paiement 57
Article 5 : Budgets annexes – Dispositions relatives aux autorisations d’engagement et
aux crédits de paiement 70
Article 6 : Comptes spéciaux – Dispositions relatives aux autorisations d’engagement,
aux crédits de paiement et aux découverts autorisés – Affectation des soldes 72
Article 7 : Règlement du compte spécial 911 « Constructions navales de la marine militaire » 80
Article 8 : Constatation d’une perte au titre d’avances consenties 81
Article 9 : Reconnaissance d'utilité publique de dépenses comprises dans une gestion de fait 82
EXPOSÉ GÉNÉRAL DES MOTIFS
I. LA SITUATION ÉCONOMIQUE1 |
En 2007, le ralentissement de l'économie mondiale amorcé au 2ème semestre n'a pas pesé sur l'activité en France en raison notamment d’une demande intérieure dynamique. Selon la publication des comptes annuels de l’INSEE, la croissance se serait établie à 2,2 % en 2007.
L'ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL |
L'économie mondiale est globalement restée dynamique en 2007. La vigueur de l'activité en Asie émergente et la relative bonne orientation de l'activité en Europe ont en effet compensé le moindre dynamisme de l'économie américaine au second semestre.
Le ralentissement de l'économie américaine, amorcé dans le secteur immobilier dès la mi-2006, s'est accentué en 2007. En moyenne annuelle l'activité a progressé de + 2,2 % en 2007 contre + 2,9 % en 2006. Plusieurs facteurs ont contribué à ce mouvement :
– l’investissement privé a décéléré en lien avec l’activité industrielle. Sur un an, le taux de croissance de l’investissement en équipement est passé de + 5,9 % en 2006 à + 1,3 % en 2007.
– le retournement dans le secteur de l'immobilier, déjà important à l'été 2007, s'est encore amplifié depuis. Il se manifeste d’abord par une forte baisse de l’investissement résidentiel. Son impact sur la consommation des ménages est défavorable car la décélération des prix immobiliers ne permet plus aux ménages de tirer profit de la hausse de la valeur de leurs maisons pour accroître leur consommation.
– la progression du revenu réel des ménages a ralenti, en lien avec la décélération des revenus salariaux et non salariaux et l'accélération des prix. La consommation des ménages a ainsi ralenti au cours de l'année, passant d'un rythme annuel de + 3,8 % en fin 2006 à + 2,3 % fin 2007.
Enfin, la crise des subprime fragilise la situation des institutions financières américaines qui, pour rétablir leur bilan, ont été amenées à resserrer une offre de crédits aux ménages (notamment immobiliers) et aux entreprises qui a été particulièrement abondante au cours des années antérieures. Seules les exportations, qui ont bénéficié de la dépréciation du dollar, soutiennent encore significativement la demande américaine à la fin de l’année 2007.
La croissance des pays émergents d'Asie est restée élevée (+ 9,0 % après + 8,8 % en 2006). L'activité en Chine a continué d'accélérer malgré les mesures prises par le gouvernement pour limiter le risque inflationniste. L’économie chinoise a continué à stimuler l’activité dans l’ensemble de l’Asie en raison de la forte intégration commerciale de la région, les exportations chinoises comportant une part importante de productions réalisées dans des pays voisins. Ainsi, les pays émergents d’Asie ont maintenu tout au long de l’année 2007 des rythmes de croissance soutenus.
Après un premier semestre quelque peu en retrait, l’activité japonaise a accéléré au second semestre, en lien avec un raffermissement de l'investissement des entreprises et des exportations vigoureuses en fin d'année 2007 du fait de la surchauffe en Chine. En revanche, les autres moteurs internes sont restés moins bien
orientés : la consommation pâtit toujours d'une atonie des salaires malgré la poursuite de la baisse du taux de chômage et son redressement reste tributaire d’une baisse du taux d’épargne. Au total, l'économie japonaise a ralenti légèrement à + 2 % en 2007, après + 2,4 % en 2006.
Dans un environnement international plus incertain à partir du second semestre, l'activité en zone euro est restée dynamique pour atteindre + 2,6 % en 2007, après + 2,9 % en 2006. L'appréciation de l'euro a pesé tout au long de 2007 sur les exportations. L'investissement n’a que faiblement ralenti du fait d’un taux d’utilisation des capacités élevé et du haut niveau de la profitabilité des entreprises.
La consommation des ménages a globalement été soutenue par le dynamisme des créations d'emplois.
LA SITUATION EN FRANCE |
La demande intérieure a continué à soutenir l'activité en 2007 en lien notamment avec un dynamisme remarquable du marché du travail.
En 2007, le ralentissement de l'économie mondiale n'a pas pesé de façon significative sur l'activité en France en raison d’une demande intérieure dynamique. Selon la publication des comptes annuels de l’INSEE, la croissance se serait établie à 2,2 % en 2007.
Le ralentissement de l'activité chez nos principaux partenaires – du fait de l'orientation restrictive des politiques budgétaires en Allemagne et en Italie en début d'année 2007, et du retournement du marché immobilier en Espagne sur toute l'année dernière ainsi que l'appréciation de l'euro, ont conduit à un net ralentissement de nos exportations en 2007 (+ 3,1 % en 2007 après + 5,4 % en 2006).
La demande des entreprises est néanmoins restée dynamique : alors que le comportement de stockage a été globalement neutre sur l'année, les dépenses d’investissement ont accéléré en raison notamment de tensions persistantes sur l’appareil de production.
Les performances du marché du travail en France au cours de l’année 2007 ont été remarquables. Le taux de chômage a atteint son niveau le plus faible depuis 25 ans (+ 7,5 %). Le rythme de créations d’emplois a été le plus vigoureux depuis l’année 2000 (+ 328 000 emplois créés dans l’ensemble de l’économie).
La consommation des ménages a été soutenue par le dynamisme du pouvoir d'achat qui a bénéficié notamment de créations d’emplois très vigoureuses et du niveau modéré de l’inflation jusqu’à l’automne 2007. L’investissement en logements a par ailleurs décéléré.
Enfin, le nombre de créations d’entreprises a atteint un record historique en 2007 (+ 321 000), reflet d’anticipations toujours bien orientées chez les agents privés et d’une confiance dans les perspectives de notre économie pour les prochains trimestres.
II. LA SITUATION BUDGÉTAIRE |
Sont examinées ci-après :
. les principales caractéristiques du budget de 2007 et de son exécution comparées aux années antérieures ;
. l’évolution des autorisations et prévisions budgétaires résultant de la loi de finances rectificative et des mesures réglementaires ;
. l’analyse détaillée des opérations exécutées.
1. Caractéristiques générales du budget de 2007 |
A Prévisions et résultats
(En millions €)
|
Loi de finances initiale |
Loi de finances rectificative n° 2007-1824 du 25-12-2007 |
Total des prévisions |
Exécution Projet de loi de règlement |
Ecart exécution - prévisions |
|
(I) |
(II) |
III = (I+II) |
(IV) |
(IV-III) |
DÉPENSES DU BUDGET GENERAL BRUTES |
|
|
|
351 632 |
|
Dépenses brutes hors fonds de concours |
343 310 |
3 633 |
346 943 |
347 799 |
856 |
A déduire : |
|
|
|
|
|
Remboursements et dégrèvements d'impôts |
76 460 |
3 633 |
80 093 |
80 999 |
906 |
Dépenses nettes, hors financement par fonds de concours |
266 850 |
0 |
266 850 |
266 800 |
- 50 |
Dépenses financées par fonds de concours |
4 249 |
|
4 249 |
3 833 |
- 416 |
Total des dépenses nettes du budget général, y compris financement par fonds de concours |
271 099 |
0 |
271 099 |
270 633 |
- 466 |
RECETTES DU BUDGET GÉNÉRAL |
|
|
|
|
|
Recettes fiscales brutes |
342 193 |
5 083 |
347 276 |
347 709 |
433 |
A déduire : |
|
|
|
|
|
Remboursements et dégrèvements d'impôts |
76 460 |
3 633 |
80 093 |
80 999 |
906 |
Recettes fiscales nettes |
265 733 |
1 450 |
267 183 |
266 710 |
- 473 |
Recettes non fiscales |
26 956 |
499 |
27 455 |
28 680 |
1 225 |
Prélèvements sur recettes au profit des collectivités territoriales et des Communautés européennes |
- 68 147 |
1 976 |
- 66 171 |
- 66 781 |
- 610 |
Recettes nettes, hors fonds de concours |
224 542 |
3 925 |
228 467 |
228 609 |
142 |
Fonds de concours |
4 249 |
|
4 249 |
3 833 |
- 416 |
Total des recettes nettes du budget général, y compris fonds de concours |
228 791 |
3 925 |
232 716 |
232 442 |
- 274 |
|
|
|
|
|
|
Solde du budget général |
- 42 308 |
3 925 |
- 38 383 |
- 38 191 |
192 |
Solde des budgets annexes |
3 |
0 |
3 |
0 |
3 |
Solde des comptes spéciaux ( hors F.M.I ) |
309 |
- 188 |
121 |
3 473 |
3 352 |
SOLDE D'EXÉCUTION DES LOIS DE FINANCES |
|
|
|
|
|
.Hors F.M.I. |
- 41 996 |
3 737 |
- 38 259 |
- 34 718 |
3 541 |
.Hors F.M.I. et hors produits de cession de titres EDF |
- 41 996 |
3 737 |
- 38 259 |
- 38 405 |
- 146 |
En 2007, le déficit inscrit en loi de finances initiale (- 42 milliards €) s’établit en exécution à - 38,4 milliards €, hors FMI et produits de cession de titres EDF, contre – 39 milliards € en 2006. Y compris le produit de la cession des titres EDF, le déficit est de – 34,7 milliards €.
Les principaux écarts par rapport aux prévisions de la loi de finances rectificative sont les suivants, s’agissant du budget général :
- en recettes :
Les recettes fiscales nettes des remboursements et dégrèvements d’impôts, inscrites pour 265,7 milliards € en L.F.I., réévaluées à 267,2 milliards € par le collectif de décembre, atteignent 266,7 milliards € (en diminution de 0,5 milliard €).
Pour les recettes non fiscales, les réalisations ont été supérieures aux prévisions rectifiées de
1,2 milliard €.
Au total, les recettes nettes du budget général, hors fonds de concours évalués à 4,2 milliards € en L.F.I., s’élèvent à 228, 6 milliards €. Elles sont supérieures de 0,1 milliard € aux prévisions rectifiées.
- en dépenses2 :
Les dépenses du budget général, se sont élevées à 270,6 milliards € hors remboursements et dégrèvements d’impôts et y compris fonds de concours.
En gestion 2007, les reports provenant de la gestion précédente (+ 4 milliards €) sont inférieurs aux crédits disponibles en fin de gestion (- 4,4 milliards €) dont 3,8 milliards € ont fait l’objet de reports en gestion 2008.
L’autorisation de dépenses votée par le Parlement a été strictement respectée en exécution. Les dépenses hors fonds de concours ont ainsi atteint 266,8 milliards €, soit un niveau inférieur de 50 millions € au plafond de l’autorisation parlementaire.
Hors produits de la cession de 3,7 milliards € de titres EDF, les opérations des comptes spéciaux (hors FMI) font apparaître en 2007 un déficit de 0,2 milliard €, contre un solde positif de + 3,5 milliards € en 2006.
Les comptes d’affectation spéciale présentent, hors produits de cession de titres EDF, un solde débiteur de 0,8 milliard € essentiellement imputable au compte « Pensions » qui enregistre un montant de recettes de 45,7 milliards € pour un montant de dépenses de 46,5 milliards €.
Les comptes de concours financiers s’élèvent en dépenses à 96,3 milliards € et en recettes à
96,5 milliards €, soit un excédent de recettes de 0,2 milliard €.
Le compte d’avances aux collectivités territoriales, avec 77 milliards € en dépenses et 76,5 milliards € en recettes, soit un solde de - 0,5 milliard €, occupe une place prépondérante dans les comptes de concours financiers.
Les prêts à des États étrangers font apparaître un excédent de recettes de 0,6 milliard €, les recettes s’élevant à 0,8 milliard € pour un montant de dépenses de 0,2 milliard €.
Les comptes de commerce s’établissent à 47,1 milliards € en dépenses et à 47,4 milliards € en recettes, soit un excédent de recettes de 0,3 milliard €.
Les opérations des comptes de commerce sont principalement marquées par celles du compte « Gestion de la dette et de la trésorerie de l’État » qui s’élèvent à 43,9 milliards € en dépenses et à 44,2 milliards € en recettes, soit un excédent de recettes de 0,3 milliard €.
Les comptes d’opérations monétaires présentent un excédent de recettes de 0,3 milliard €, imputable essentiellement aux opérations avec le Fonds Monétaire International (+ 0,3 milliard €). Hors FMI, ils dégagent un solde positif de 0,1 milliard €.
RECETTES DU BUDGET GÉNÉRAL
DE LA PRÉVISION À L’EXÉCUTION
(En millions €)
Loi de finances initiale (I) |
Loi de finances initiale rectifiée (II) |
Écart LFR-LFI (III) |
Exécution Projet de loi de règlement (IV) |
Écart PLR-loi de finances initiale rectifiée (IV-II) | |
A. Recettes fiscales |
|
|
|
|
|
Impôt sur le revenu |
57 057 |
56 764 |
- 293 |
56 304 |
- 460 |
Autres impôts directs perçus par voie d'émission de rôles |
6 200 |
6 620 |
420 |
6 227 |
- 393 |
Impôt sur les sociétés et contribution sociale sur les bénéfices des sociétés |
55 400 |
63 360 |
7 960 |
63 263 |
- 97 |
Autres impôts directs et taxes assimilées |
10 592 |
11 225 |
633 |
11 290 |
65 |
Taxe intérieure sur les produits pétroliers |
18 005 |
17 467 |
- 538 |
17 288 |
- 179 |
Taxe sur la valeur ajoutée |
174 786 |
173 115 |
- 1 671 |
173 922 |
807 |
Enregistrement, timbre, autres contributions et taxes indirectes |
20 153 |
18 725 |
- 1 428 |
19 415 |
690 |
TOTAL RECETTES FISCALES (A) |
342 193 |
347 276 |
5 083 |
347 709 |
433 |
A déduire : remboursements et dégrèvements d'impôts |
76 460 |
80 093 |
3 633 |
80 999 |
906 |
TOTAL RECETTES FISCALES (nettes des remboursements et dégrèvements) |
265 733 |
267 183 |
1 450 |
266 710 |
- 473 |
B. Recettes non fiscales |
26 956 |
27 455 |
499 |
28 680 |
1 225 |
TOTAL RECETTES FISCALES NETTES ET RECETTES NON FISCALES (A + B) |
292 689 |
294 638 |
1 949 |
295 390 |
752 |
C. Prélèvements sur les recettes de l'État |
|
|
|
|
|
au profit des Collectivités territoriales |
- 49 451 |
- 49 333 |
118 |
- 49 605 |
- 272 |
au profit des Communautés européennes |
- 18 696 |
- 16 838 |
1 858 |
- 17 176 |
- 338 |
TOTAL PRELEVEMENTS SUR RECETTES (C) |
- 68 147 |
- 66 171 |
1 976 |
- 66 781 |
- 610 |
TOTAL DES RECETTES, NETTES DES REMBOURSEMENTS ET DEGREVEMENTS ET DES PRELEVEMENTS (A + B - C) |
224 542 |
228 467 |
3 925 |
228 609 |
142 |
D. Fonds de concours |
4 249 |
4 249 |
|
3 833 |
- 416 |
TOTAL DES RECETTES, NETTES DES REMBOURSEMENTS ET DEGREVEMENTS ET DES PRELEVEMENTS, Y COMPRIS FONDS DE CONCOURS (A + B - C + D) |
228 791 |
232 716 |
3 925 |
232 442 |
- 274 |
COMPTES SPÉCIAUX
DE LA PRÉVISION À L’EXÉCUTION
(En millions €)
Loi de finances initiale (I) |
Loi de finances rectificative (II) |
Total des prévisions (III) |
Exécution Projet de loi de règlement (IV) |
Écart Projet de loi de règlement - Loi de finances rectifiée (III - IV) | |||||||||||
D |
R |
S |
D |
R |
S |
D |
R |
S |
D |
R |
S |
D |
R |
S | |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
| |
Comptes d'affectation spéciale (1) |
53 048 |
52 848 |
-200 |
-432 |
-620 |
-188 |
52 616 |
52 228 |
-388 |
52 146 |
55 000 |
2 854 |
-470 |
2 772 |
3 242 |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
||
Comptes d'affectation spéciale - hors produits de cession de titres EDF |
53 048 |
52 848 |
-200 |
-432 |
-620 |
-188 |
52 616 |
52 228 |
-388 |
48 108 |
47 275 |
-833 |
-4 508 |
-4 953 |
-445 |
Comptes de concours financiers (2) |
96 300 |
96 507 |
207 |
|
|
0 |
96 300 |
96 507 |
207 |
86 839 |
87 117 |
278 |
-9 461 |
-9 390 |
71 |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
||
Comptes de commerce |
|
|
263 |
|
|
|
|
|
263 |
47 122 |
47 406 |
284 |
|
|
21 |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
||
Comptes d'opérations monétaires -hors FMI |
|
|
39 |
|
|
|
|
|
39 |
163 |
220 |
57 |
|
|
18 |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
||
TOTAL DES COMPTES SPECIAUX HORS FMI |
|
|
309 |
|
|
-188 |
|
|
121 |
|
|
3 473 |
|
|
3 352 |
TOTAL DES COMPTES SPECIAUX HORS FMI ET HORS PRODUITS DE CESSION DE TITRES EDF |
|
|
309 |
|
|
-188 |
|
|
121 |
|
|
-214 |
|
|
-335 |
(1) Les autorisations d’engagement s’élèvent à :
- LFI : 53 048 millions €
- LFR : - 432 millions €
- PLR : 51 970 millions €
(2) Les autorisations d’engagement s’élèvent à :
- LFI : 96 498 millions €
- LFR : 371 millions €
- PLR : 87 582 millions €
B Éléments d’appréciation
L’exécution des lois de finances pour 2007 peut être appréciée par comparaison avec celles des quatre dernières années au regard de plusieurs critères :
• l'évolution des dépenses et des recettes du budget général ;
• la couverture des dépenses par les recettes ;
• l’évolution du déficit budgétaire ;
• l’évolution du besoin de financement des administrations publiques.
L'ÉVOLUTION DES DÉPENSES ET DES RECETTES
DU BUDGET GÉNÉRAL A PERIMETRE COURANT(1)
(En milliards €)
2003 |
2004 |
2005 |
2006 |
2007 | |
Recettes du budget général |
221,6 |
243,0 |
249,1 |
230,4 |
232,4 |
Dépenses du budget général |
278,3 |
288,4 |
294,3 |
272,9 |
270,6 |
(1) Hors remboursements et dégrèvements d’impôts et y compris fonds de concours
LA COUVERTURE DES DÉPENSES PAR LES RECETTES (1)
(En milliards €)
2003 |
2004 |
2005 |
2006 |
2007 | |
Recettes du budget général |
221,6 |
243,0 |
249,1 |
230,4 |
232,4 |
Dépenses du budget général |
278,3 |
288,4 |
294,3 |
272,9 |
270,6 |
% de couverture des dépenses par les recettes |
79,6 |
84,3 |
84,7 |
84,4 |
85,9 |
(1) Hors remboursements et dégrèvements d’impôts et y compris fonds de concours
L’ÉVOLUTION DU SOLDE DES LOIS DE RÈGLEMENT
(HORS FMI)
(En milliards €)
2003 |
2004 |
2005 |
2006 |
2007 | |
Solde d'exécution |
- 56,9 |
- 43,9 |
- 43,5 |
- 39,0 |
- 38,4(1) |
(1) Hors produits de cession de titres EDF.
L’ÉVOLUTION DU DÉFICIT DES AMINISTRATIONS PUBLIQUES
(En milliards €)
2003 |
2004 |
2005 |
2006 |
2007 | |
Déficit des administrations publiques |
65,4 |
59,6 |
50,4 |
42,6 |
50,3 |
Déficit public en pourcentage du PIB total |
4,1 |
3,6 |
3,0 |
2,4 |
2,7 |
Source : Insee, Comptes Nationaux, Chiffres notifiés à l'Union européenne le 28 mars 2008
Pour l'ensemble des administrations publiques, le déficit au sens de Maastricht passe de 42,6 milliards € en 2006 à 50,3 milliards € en 2007.
2. Évolution des autorisations et prévisions budgétaires |
A Les modifications liées à la loi de finances rectificative
Les prévisions initiales de 2007 ont été modifiées par la loi de finances rectificative n° 2007-1824 du 25 décembre 2007, qui a pris en compte et procédé à la ratification des ouvertures et annulations de crédits intervenues par décret.
1- Évolution des prévisions de recettes
• La loi de finances rectificative n° 2007-1824 du 25 décembre 2007
Cette loi de finances rectificative comprend la révision des évaluations de recettes pour 2007 associée au projet de loi de finances pour 2008, et les modifications ultérieurement apportées à cette révision.
Les recettes nettes sont supérieures de 3 925 millions € aux montants de la loi de finances initiale :
(En millions €) | |
Révision des évaluations de recettes fiscales brutes |
5 083 |
⋅ produit de l’impôt sur les sociétés |
7 805 |
⋅ produit de la taxe de la valeur ajoutée |
-1 671 |
⋅ produit de l’impôt sur le revenu |
- 293 |
⋅ produit de la taxe intérieure sur les produits pétroliers |
- 538 |
Révision à la hausse des remboursements et dégrèvements d’impôts |
3 633 |
Total pour les recettes fiscales nettes |
1 450 |
Révision des recettes non fiscales |
499 |
Total pour les recettes nettes |
1 949 |
Diminution des prélèvements sur recettes au profit des collectivités territoriales |
118 |
Diminution des prélèvements sur recettes au profit des communautés européennes |
1 858 |
TOTAL NET DES RECETTES DU BUDGET GÉNÉRAL |
3 925 |
2- Évolution des crédits
2.1 Les ouvertures de crédits en collectif
Les ouvertures de crédits supplémentaires portent sur un total de 1 470 millions € (1 969 millions € en autorisations d’engagement). Elles se répartissent comme suit :
(En millions €)
Budget Général |
|
Budget Général net des ouvertures au titre des remboursements et dégrèvements d’impôts 3 |
1 421 |
Comptes spéciaux |
|
Compte de concours financiers « Prêts à des Etats étrangers » (371 en AE) |
0 |
Budgets annexes |
|
Contrôle et exploitation aériens (56 en AE) |
49 |
2.2 Les décrets d’avances
Les trois décrets d’avance, pris au cours de l’année 2007, ont porté sur un montant global de 1 239 millions € en crédits de paiement (1 562 millions € en autorisations d’engagement). Ils ont été pris afin de financer notamment :
- la recherche industrielle,
- la prévention de l’exclusion et de l’insertion des personnes vulnérables,
- l’accès et le retour à l’emploi,
- la valorisation des produits, l’orientation et la régulation des marchés,
- la sécurité et la qualité sanitaires de l’alimentation,
- la gestion durable de l’agriculture, de la pêche et développement durable,
- l’indemnisation des dégâts causés par le passage du cyclone DEAN aux Antilles,
- les dépenses électorales,
- le financement des prestations de la caisse de retraite du personnel de la RATP,
- le financement du surcoût des opérations extérieures et l’ajustement des dotations en crédits de titre 2 entre les programmes de la mission « Défense ».
Ces ouvertures ont été entièrement compensées par des annulations de crédits4 imputées sur le budget général.
2.3 Les annulations de crédits en collectif
Outre les annulations de crédits mentionnées ci-dessus, les annulations de crédits associées au collectif portent, sur le périmètre du budget général et des comptes spéciaux, sur un montant net5 de 1 854 millions € en crédits de paiements (1 864 millions € en autorisations d’engagement).
3- Évolution des prévisions de solde budgétaire
Après les modifications apportées par la loi de finances rectificative, le déficit initialement fixé à – 41 996 millions € est ramené à – 38 259 millions €.
4- Récapitulation des modifications apportées par la loi de finances rectificative
Le tableau ci-après retrace la situation de la prévision budgétaire après la loi de finances rectificative.
(En millions €)
|
Loi de finances initiale |
Décrets d'avances et d'annulations |
Loi de finances rectificative n° 2007-1824 du 25 décembre 2007 |
Total des prévisions pour 2007 | ||
Annulations |
Ouvertures |
Total net | ||||
BUDGET GÉNÉRAL |
|
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Dépenses |
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Dépenses brutes du budget général |
343 310 |
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